"Les efforts additionels vont faire mal"

A l’approche du conclave budgétaire de ce week-end, les partis de la coalition intensifient leur travail pour réaliser l’effort budgétaire de 2 milliards d’euros en vue de limiter le déficit à 2,8% du PIB. Invité dans les studios de l’émission matinale « De Ochtend » sur Radio 1 (VRT), le vice-premier ministre et ministre de l’Economie, Johan Vande Lanotte a déclaré que cet effort supplémentaire allait être douloureux. Il promet toutefois des mesures contre la hausse des prix de l’énergie.

Ce week-end, le gouvernement fédéral doit trouver 1,5 milliards d’euros. Il doit par ailleurs mettre en place une réserve de 500 millions d’euros. Au total, l’effort supplémentaire pour limiter le déficit budgétaire s’élèvera donc à 2 milliards d’euros.

Johan Vande Lanotte ne pense pas que cette somme va apparaître comme par magie. "Je n’ai jusqu’à présent pas lancé de grande idée, mais je n’en ai pas entendue non plus. Et je ne pense d’ailleurs pas qu’on en trouvera une, car s’il y en avait une, on l’aurait lancée depuis longtemps", a souligné le ministre de l’Economie.

Ce qui est certain, c’est que les mesures qui seront prises risquent d’avoir des conséquences non négligeables. "Au niveau fédéral, il n’y a pas plus de petite intervention possible", prévient ainsi Johan Vande Lanotte.

"Quand il faut dégager 50 ou 100 millions d'euros dans un domaine, cela signifie qu'il y aura un impact important, c'est inévitable. Il faudra intervenir à tous les niveaux", conclut-il. 

"Une protection contre les prix élevés de l’énergie"

Johan Vande Lanotte a déclaré qu’il désirait agir contre la hausse des prix de l’énergie pour compenser les efforts à fournir.

Le ministre a rappelé le projet qu'il défend avec le secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet, de geler les contrats en matière de gaz et d'électricité pendant neuf mois (d'avril à la fin de l'année) et de geler les prix de distribution - qui représentent 40% de la facture - jusqu'à la régionalisation de la compétence en 2014.

Les prix de l'énergie sont une des principales causes de l'inflation. Agir sur ces prix rend donc la discussion sur le panier de l'index quasi inutile, a dit Johan Vande Lanotte, même s'il n'a pas exclu qu'il soit possible de perfectionner l'outil. Mais son parti refuse qu'on touche au principe même de l'indexation des salaires.