Des agents bulgares collaborent avec la police gantoise

Quatre agents de police bulgares patrouillent pendant ce mois de mars avec leurs collègues locaux à Gand, dans le but de les aider à mieux cerner l’implantation grandissante de la communauté Rom dans la ville de Flandre orientale.

Au cours de ces dernières années, la communauté Rom s’est nettement agrandie dans la ville de Gand (Flandre orientale). A l’heure actuelle, on évalue à 10.000 le nombre de Roms qui y vivent, souvent dans des conditions très précaires. Les enfants tsiganes doivent ainsi parfois se déplacer de centre d’accueil en centre d’accueil parce qu’il n’y a pas de place pour leur permettre d’y dormir. Les images de taudis construits par les Roms ont aussi fait ces dernières années la Une des médias belges.

La présence de nombreux Roms engendre parfois des problèmes de dépôt clandestin d’immondices et de tapage nocturne, mais inversement aussi de location d’habitations insalubres à des tsiganes pour des prix très élevés.

Pour pouvoir mieux cerner l’implantation grandissante de la communauté Rom, la police gantoise a fait appel à son homologue bulgare. Quatre agents bulgares patrouillent ainsi pendant ce mois de mars avec leurs collègues gantois. « D’une part, ils vont participer à la recherche locale et voir s’ils peuvent faire venir de leur pays d’origine des informations utiles. Et d’autre part, ils se rendront avec nos agents sur le terrain, pour adresser la parole aux Bulgares et leur poser des questions », explique le chef de la police gantoise Filip Rasschaert.

Selon ce dernier, la police gantoise a déjà pu constater le bénéfice de collaborer avec son homologue bulgare. Lors de leur arrivée à Gand, ce jeudi, les agents bulgares ont en effet pu donner à leurs collègues belges des informations concernant, notamment, les plaques d’immatriculation des Roms qui séjournent à Gand.