La pression fiscale sur les salaires belges est la plus forte en Europe

La Belgique est le pays européen où la pression fiscale et sociale sur les salaires est la plus forte. Les coûts salariaux ont en outre augmenté plus vite en Belgique que dans la plupart des autres pays européens au cours de la décennie écoulée. C’est ce qui ressort d’un rapport secret dévoilé par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso pendant le sommet de deux jours des 27 chefs d’Etat et de gouvernement à Bruxelles.

Le rapport dévoilé ce jeudi soir par Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso à Bruxelles (photo) - alors que les 27 pays de l’Union discutaient notamment de mesures qu’ils pourraient prendre pour accroître la croissance économique de l’UE - entre dans le cadre d’une coordination plus stricte de la politique économique et budgétaire européenne. L’Union disposera en effet de nouveaux instruments pour sanctionner les pays qui dévient trop par rapport à la ligne de conduite.

A terme, la Belgique pourrait être visée par ces sanctions. L’ampleur des coûts salariaux qui y sont imposés fait régulièrement l’objet de critiques. Dans aucun autre pays de l’Union, l’écart entre le salaire brut et le salaire net est aussi important. Même les salaires bruts les plus bas sont ainsi amputés de moitié par la taxation en Belgique, alors que dans la plupart des autres pays européens ce pourcentage ne dépasse pas 40%.

L’explosion des coûts salariaux totaux (à savoir les salaires et les charges) dans notre pays est également pointée du doigt par les présidents du Conseil européen et de la Commission européenne. Seuls l’Irlande, l’Italie, le Portugal et l’Espagne ont enregistré de moins bons résultats dans ce domaine au cours des dix dernières années.