La N-VA plaide pour le confédéralisme

La N-VA a lancé ce samedi sa campagne électorale en vue des communales d’octobre 2012, dévoilant à cette occasion son nouveau slogan : "La force du changement". Le parti de Bart De Wever ne se contente plus d’une réforme de l’Etat. Il plaide pour un confédéralisme.

"Face aux forces du status quo, la N-VA mobilise la force du changement", a déclaré samedi son président Bart De Wever lors d'un congrès à Louvain.

"Ne vous laissez pas séduire par les sondages. Malgré une forte croissance, nous avons encore un retard très important sur les partis traditionnels au niveau local. Et nous ne pourrons pas résorber ce retard en une élection", a-t-il dit. "Celui qui désire voir Elio partir en 2014 doit déjà voter pour la N-VA en 2012 !", a scandé le président du parti.

Dans l’émission matinale "De Ochtend", sur Radio 1 (VRT), Bart De Wever a déclaré que l’enjeu électoral des autres partis était de faire reculer la N-VA. "C’est tous les partis traditionnels contre la N-VA. Des coalitions sans la N-VA sont déjà en train de se former dans certaines villes et communes. Si la N-VA obtient un mauvais score en octobre, tout le monde dira alors que l’élan est brisé", a-t-il souligné.

Bart De Wever n’a pas voulu préciser ce qu’il définissait comme bon au mauvais résultat. Il pense toutefois que son parti n’atteindra pas le score des précédentes élections législatives. En 2010, la N-VA avait obtenu 28% des voix. De récents sondages lui attribuent plus de 30%. "Je serais satisfait si nous obtenons un bon score dans certaines grandes villes importantes", a-t-il indiqué.

Le confédéralisme pour 2014

Pour Bart De Wever, les élections communales sont un tremplin vers le fédéral. "Nous participons actuellement à la coalition du gouvernement flamand, et c’est ce que nous voulons également au niveau local, pour ensuite faire le saut vers le fédéral afin de pouvoir enfin mener la réforme copernicienne. On parle là de confédéralisme, et plus de réforme de l’Etat. Celle-ci est dépassée", a-t-il déclaré à la VRT.

Dans un entretien accordé au quotidien Gazet Van Antwerpen, il indique ne plus croire à une "réforme d’Etat classique", car selon lui, "nous aboutissons à chaque fois au contraire de ce que nous voulons".

"Les gens demandent une politique de l’asile et de l’immigration plus sévère, une réforme de la justice, et un assainissement économique et social. Mais on obtient exactement le contraire, surtout au niveau socio-économique", a-t-il ajouté sur Radio 1.

"Les gens doivent prendre conscience que le match contre Elio Di Rupo (PS) n’en est qu’à la mi-temps. Il a lui-même déclaré qu’il voulait poursuivre jusqu’en 2019, alors qu’il n’a même pas la majorité en Flandre. Lors de son premier conseil des ministres, il n’a pas dit : nous devons être d’accord et bien diriger, mais il a dit : nous devons battre la N-VA", a encore dénoncé Bart De Wever.

Bart De Wever arrête en 2014

Dans son entretien avec la Gazet Van Antwerpen, Bart De Wever a annoncé qu’il ne demeurera pas président de son parti en 2014. "Je serais alors président de la N-VA depuis 10 ans, et je pense qu’il sera alors sain que je quitte ce poste", a-t-il confirmé dans l’émission "De Ochtend".