Un conclave pour limiter le déficit budgétaire

Les vice-premiers ministres ont entamé dimanche à 15 heures un conclave budgétaire qui doit leur permettre de dégager deux milliards d'euros, afin de limiter le déficit à 2,8% du PIB cette année. Les travaux devraient durer une bonne partie de la soirée pour ensuite reprendre ce lundi.

Selon les négociateurs, l’exercice n’est pas impossible. "Mais ne vous attendez pas à des mesures incolores et inodores", a prévenu le ministre des Finances, Steven Vanackere (CD&V), à son arrivée au Lambermont.

Pour Didier Reynders (MR), "de nouveaux impôts ne seraient pas une bonne solution si on veut soutenir la croissance en 2012". Il a pointé le déficit de 4 à 500 millions dans la sécurité sociale des salariés et le surplus enregistré par celle des indépendants.

Joëlle Milquet (cdH) a évoqué pour sa part un déficit de 2,5 milliards d'euros dans les recettes fiscales.

Refus catégorique du PS de toucher à l’index

Le PS veut un budget éthique et moral, qui ne fasse pas mal à la population. Tel est le message lancé dimanche par le président des socialistes francophones, Thierry Giet, à deux heures du début du conclave budgétaire fédéral.

Le président du PS a rappelé quelques une des balises socialistes à l'heure où le gouvernement doit trouver deux milliards d'euros pour respecter ses engagements européens. "Toucher à l'index, je l'ai dit, je le répète, c'est non!", a-t-il lancé.

Face à des partis libéraux soucieux de trancher dans les dépenses publiques, M. Giet a lui insisté sur d'autres pistes, notamment l'idée émise par la vice-première ministre PS, Laurette Onkelinx, d'un impôt minimum des sociétés.