Le PS perd des voix, nouveau sommet pour la N-VA

Selon le Grand baromètre des intentions de vote - commandé par RTL, Le Soir, De Morgen et VTM et publié dimanche soir -, le parti socialiste perdrait du terrain en Wallonie tandis que la N-VA nationaliste recueillerait 38,4% des voix en Flandre. C’est 10% de plus que lors des élections législatives de juin 2010.

Le sondage des intentions de vote a été réalisé du 2 au 7 mars derniers, via l’Ipsos On Line Panel. Quelque 2.380 personnes d’au moins 18 ans y ont répondu. La marge d’erreur est de 3,2% en Wallonie et Flandre, et de 4,2% à Bruxelles.

Il en ressort essentiellement que, si des élections devaient avoir lieu aujourd’hui, le parti nationaliste N-VA s’affirmerait plus que jamais comme le premier parti en Flandre, avec 38, 4% des voix. C’est 10% de plus que lors des élections législatives du 13 juin 2010.

La N-VA profiterait du mécontentement d’anciens électeurs du parti libéral Open VLD (qui passe de 13,9% de voix en juin 2010 à 10% maintenant), talonné par le Vlaams Belang d’extrême-droite qui poursuit un lent déclin (9,9% des intentions de vote contre 12,6% des voix en 2010).

Le CD&V démocrate-chrétien resterait le deuxième parti de Flandre avec 15,7% des voix, devant le SP.A socialiste qui remporterait 13,3% des intentions de vote. Le parti écologiste Groen occuperait la 6e place, avec 8,1% des voix.

D’autre part, 61% des Flamands interrogés estiment que le président de la N-VA, Bart De Wever (photo), devrait jouer un rôle dans un prochain gouvernement.

Le ministre-président flamand Kris Peeters reçoit quant à lui 59% d’avis favorables et le Premier ministre Elio Di Rupo 57%. Il est le seul Wallon dans le top 10 flamand.

Le PS reste en tête en Wallonie et à Bruxelles

En Wallonie, le parti socialiste reste le plus plébiscité mais pourrait aussi être celui qui essuierait la plus grande perte si des élections avaient lieu aujourd’hui. Le PS recueillerait en effet actuellement 32,3% des intentions de vote, contre 37,6% des votes en juin 2010.

Le MR, deuxième parti de Wallonie, remonterait un peu avec 21,1% des intentions de vote. C’est le score qu’il avait obtenu aux législatives de 2010, mais il avait ensuite perdu de la vitesse, notamment à la suite de sa séparation avec les FDF à Bruxelles. Il regagnerait ainsi 3,5% par rapport au baromètre trimestriel précédent.

Les FDF, désormais séparés des libéraux du MR, ne glaneraient plus que 1,6% des votes en Wallonie. Les démocrates-chrétiens du CDH et Ecolo se maintiendraient, avec respectivement 13,6% et 13,7% des votes. Le Premier ministre Elio Di Rupo (photo) arrive en tête du sondage, en Wallonie et à Bruxelles, à la question de savoir s’il doit jouer un rôle. En Wallonie, 65% des sondés veulent le voir jouer un rôle, alors que 55% des personnes questionnées soutiennent l’ancien Premier ministre libéral Guy Verhofstadt.

A Bruxelles, le parti socialiste se stabilise et reste toujours en tête avec 25,6% des intentions de vote. Les libéraux du MR, bien qu’ils enregistrent une progression par rapport au sondage précédent, payeraient cher leur séparation avec les FDF en recueillant 21% des intentions de vote. Les Fédéralistes Démocrates Francophones (FDF) obtiendraient 8,8% des suffrages, devenant ainsi 5e parti à Bruxelles.

Ecolo occuperait la 3e place, avec 12,6% des voix, juste devant le CDH qui remporterait 10,6% des suffrages. L’Open VLD serait le premier parti flamand dans la capitale, avec 2,7% des intentions de vote, devant le SP.A (2,1%), Groen (2%) et la N-VA (2%).