La facture d’énergie sera réduite

Le Conseil des ministres a pris lundi en fin de journée une série de mesures pour réduire la facture d'énergie des ménages et des entreprises à long terme. Le consommateur devrait voir sa facture globale de gaz et d'électricité diminuer en moyenne de 60 euros en 2012 et de 117 euros en 2013, du moins selon les paramètres de calcul que l'on maîtrise, ont affirmé le ministre de l'Économie Johan Vande Lanotte et le secrétaire d'État à l'Énergie Melchior Wathelet.

Le gouvernement mettra à profit les 9 mois de gel de l'indexation des prix du gaz et de l'électricité pour commencer à mettre l'ensemble en oeuvre.

Postulat de départ du gouvernement: le taux d'inflation élevée en Belgique l'an dernier (3,5%) s'explique en grande partie par l'augmentation du prix de l'énergie. Entre 2010 et 2011, le prix du gaz et de l'électricité a augmenté de 17% plaçant la Belgique parmi les pays les plus chers d'Europe, selon le Premier ministre Elio Di Rupo, jusqu'à 8% de plus que dans certains pays voisins. Pour l'électricité, seule l'Allemagne est plus chère: pour le gaz, les Pays-Bas en demandent davantage.

Pour améliorer la situation dans l'intérêt des ménages et des entreprises, il est ainsi prévu de réduire les taxes fédérales qui alourdissent le montant de la facture, et de stimuler la concurrence notamment en supprimant les indemnités de rupture de contrat.

Une des premières mesures à entrer en application sera le gel jusqu'à la fin de l'année de la contribution au fonds Kyoto belge. Les contributions relatives au financement de la Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz (CREG) et des CPAS seront quant à elles gelées jusqu'en 2014, au moment de la régionalisation.

Les distributeurs ne pourront plus surfacturer les prix des certificats verts. Les tarifs de réseaux seront gelés. L'intervention du consommateur dans la compensation des tarifs sociaux sera en outre réduite.

L'Etat réservera 40 millions d'euros des 550 millions de la rente nucléaire au financement des éoliennes en mer. Ce montant ne devra donc plus être répercuté sur le consommateur.

Les neuf mois de gel de l'indexation seront par ailleurs mis à profit pour réfléchir à un nouveau mode de calcul de l'indexation moins pénalisant pour le consommateur.