Les parents reçoivent une aide psychologique

Les proches des enfants des deux écoles primaires de Lommel (Limbourg) et Heverlee (près de Louvain, en Brabant flamand) qui se trouvaient à bord du car accidenté mardi soir en Suisse ont été accueillis ce mercredi par les directions respectives des établissements et par des psychologues. Certains parents attendaient encore d’apprendre si leur enfant est toujours en vie ou non. L’accident a fait 28 morts, dont 22 enfants. Vingt-quatre autres enfants ont été blessés, certains grièvement.

A l’école Sint-Lambertus de Heverlee (près de Louvain), le directeur Marc Carels ne savait pas beaucoup plus ce mercredi matin que le fait que le bus accidenté transportait 24 de ses élèves de sixième primaire, un enseignant et une accompagnatrice. Ils revenaient, avec des élèves de 6e primaire de Lommel et leurs accompagnateurs, de la localité suisse de St-Luc, où ils avaient effectué un séjour de ski. Le bus ne roulait que depuis une heure environ lorsque l’accident encore inexpliqué s’est produit, à Sierre dans le Valais.

L’identification des victimes se révélait difficile. Mais dans le courant de la matinée, le doyen Dirk De Gendt (photo) annonçait que 16 enfants de l’école d’Heverlee avaient certainement survécu au drame. Ces derniers avaient en effet pris contact avec leurs parents ou des proches. Certains sont blessés. Pour les 8 autres enfants, aucune information n’avait encore filtré. Leurs parents ne savaient donc pas s’ils étaient encore vivants.

Les deux accompagnateurs n’ont par contre pas survécu à l’accident. Il s’agit notamment d’une monitrice bénévole de 70 ans qui effectuait son dernier voyage de neige avec l’école de Heverlee.

A l’école primaire ‘t Stekske de Lommel (Limbourg), l’abattement était grand ce mercredi matin. Six enfants qui se trouvaient à bord du car accidenté ont pris contact avec leurs parents, mais des 16 autres aucun signe de vie n’avait encore été perçu. Deux adultes les accompagnaient.

Des 22 écoliers de Lommel, 9 sont de nationalité néerlandaise et un écolier est germanophone. Tout portait à croire que le plus grand nombre de victimes se trouvaient parmi les écoliers de Lommel. Les psychologues qui assistaient les parents dans les deux écoles touchées soulignaient la difficulté de supporter l’absence totale de nouvelle à propos de son enfant.

Les autres élèves des deux écoles primaires ont également reçu le soutien de psychologues. Dans les deux établissements, un registre de condoléances sera ouvert dès que les noms de toutes les victimes seront connus. Un moment de recueillement était également prévu pour ce mercredi soir à Lommel.