Chaque jour trois cas de fraude aux déchets

La fraude aux déchets est devenue en Belgique aussi un trafic important. La police découvre en effet quotidiennement plus de trois cas d’importante fraude, comme en témoignent ses statistiques annuelles. Ainsi, en 2010, quelque 1.118 cas de criminalité en matière de déchets ont été détectés.

Les statistiques annuelles de la police ne font pas la distinction entre le trafic de déchets organisé d’une part et d’autre part un citoyen qui déposerait quelques sacs poubelles le long d’un chemin. Le service environnement de la police fédérale s’est donc attelé à faire cette distinction.

Parmi les cas criminels de fraude aux déchets il y a ceux où des entreprises illégales récoltent des déchets industriels, comme des substances chimiques, et les retraitent sans respecter les normes en vigueur. Elles nuisent ainsi à l’environnement ainsi qu’à la santé de la population. Mais cette fraude nuit aussi aux entreprises qui traitent des déchets qui s’en tiennent bien aux règles.

« Actuellement, les contrôles sont surtout effectués dans des entreprises de retraitement de déchets reconnues. Une liste de points est vérifiée. Mais c’est tout autre chose que de tenter de retracer les agissements illégaux. Pour cela, il faut vraiment se mettre en route, travailler avec des analyses de risques. C’est un travail de détective et tout autre chose que les simples contrôles administratifs », explique Werner Annaert de la fédération des entreprises environnementales.

Selon les chiffres de la police, quelque 1.118 cas importants de criminalité en matière de déchets ont été constatés en 2010, contre 1.091 cas en 2009 et 1.077 cas en 2008. Il s’agit de cas de trafic de déchets organisé, systématique et de longue durée, un type de criminalité qui brasse des montants d’argent importants et provoque des dégâts sérieux.

Ce type de fraude est en hausse. C’est la raison pour laquelle il comptera parmi les priorités des services de police belges au cours des quatre prochaines années.