Le prince Philippe se sent prêt à être roi

Alors que l’héritier au trône de Belgique terminait à Ho-Chi-Minh-City une importante mission économique belge au Vietnam, quelques journalistes se sont permis de lui demander de façon informelle s’il était prêt à succéder à son père. « Si on me le demande, je serai là », a répondu le prince.

Si les supputations et scénarios d’abdication du Roi Albert II s’avéraient exacts, le prince Philippe se sentirait-il prêt à monter sur le trône et succéder à son père ? C’est la question que quelques journalistes de la presse belge - et notamment des quotidiens La Libre Belgique et De Morgen - qui accompagnent l’importante mission économique au Vietnam se sont permis de poser directement à l’héritier au trône, ce vendredi à Ho-Chi-Minh-City. Entretien informel auquel le prince s’est prêté de façon détendue.

« Ce n’est pas à moi de dire » si je suis prêt, répondait Philippe de Belgique. « Et mon père fait très bien ce qu’il doit faire. J’essaie de l’aider comme je peux. Mais le jour où on me demandera de lui succéder, si on me le demande, je serai là ». Doute-t-il qu’on le lui demande ? « Non », précisait simplement le prince.

A la question des journalistes de savoir s’il ne faudrait pas aussi penser à une relève pour le prince, qui préside depuis bientôt 20 ans les missions économiques officielles, Philippe a répondu que « Tout çà n’est pas à l’ordre du jour. Ce qui compte maintenant, c’est ce que l’on fait ici ». Dans les prochains mois, d’autres missions sont d’ailleurs prévues. Le prince s’y prépare déjà : « Je n’ai pas la tête ailleurs et je continue ».

L’héritier au trône qualifie la mission économique au Vietnam de « très réussie ». Et de préciser qu’il ne veut pas faire de commentaire sur le régime du Vietnam, mais qu’il est « enchanté du bon accueil et de l’hospitalité touchante des Vietnamiens ».