L’incendiaire de la mosquée inculpé de terrorisme

La Chambre du conseil de Bruxelles a décidé vendredi de charger d’une inculpation supplémentaire l’homme qui a bouté le feu lundi dernier à la mosquée Rida (photo principale), lieu de culte chiite dans la commune bruxelloise d’Anderlecht, causant ainsi le décès de l’imam Abdullah Dahdouh. L’auteur de l’incendie est ainsi inculpé d’acte terroriste, sur base des déclarations qu’il a faites lors de ses auditions.

L’auteur de l’incendie qui a ravagé lundi soir dernier la mosquée Rida à Anderlecht avait déjà été inculpé par la Chambre du conseil de Bruxelles pour incendie volontaire avec préméditation et avec la circonstance aggravante d’avoir entraîné la mort. L’homme avait en effet bouté le feu au lieu de culte chiite situé rue Docteur De Meersman, après avoir répandu de l’essence à plusieurs endroits.

Des personnes présentes sur place étaient parvenues à éteindre les flammes, mais avaient découvert le corps sans vie de l’imam de la mosquée, intoxiqué par la fumée. Abdullah Dahdouh était âgé de 46 ans. Une autre personne avait été blessée à coups de couteau.

La chambre du conseil a prolongé vendredi le mandat d’arrêt de l’homme âgé de 35 ans et d’origine marocaine, et a décidé de le charger d’un chef d’inculpation supplémentaire, à savoir celui d’infraction terroriste. Elle se base pour cela sur les déclarations effectuées par le suspect lors de ses auditions.

L’incendiaire aurait en effet déclaré n’avoir pas voulu tuer et regretter qu’il y ait eu un mort, mais ne pas regretter l’incendie. Il aurait affirmé avoir voulu « faire peur aux Chiites » et estimerait que la communauté chiite est responsable de la situation en Syrie.

Marche blanche en mémoire de l'imam décédé

Quelque 3.000 personnes ont pris part ce dimanche après-midi, à Anderlecht, à une marche blanche contre l'extrémisme (photo). La manifestation pacifique avait lieu en réaction à la mort de l'imam  de la mosquée Rida, lundi soir.

La communauté musulmane entendait aussi souligner par cette marche que les chiites et sunnites qui résident en Belgique veulent y  vivre en paix les uns avec les autres.