La pratique des bonus chez Belgacom critiquée

L’an dernier, l’administrateur délégué de l‘entreprise de télécommunications, Didier Bellens (photo principale), a gagné un total de 2,6 millions d’euros. Et de grosses primes de licenciement ont aussi été versées par Belgacom. Des critiques s’élèvent depuis les rangs politiques.

En 2011, Didier Bellens a perçu un salaire de base de 900.000 euros bruts. A cela est venu s’ajouter un bonus de 700.000 euros, des options sur des actions et une rémunération pour une pension complémentaire. Au total : 2,6 millions d’euros.

D’autre part, deux anciens membres de la direction de Belgacom ont reçu 2,7 millions d’euros lors de leur départ. Des montants qui ont fait réagir le député Dirk Van der Maelen (SP.A) dans les colonnes du quotidien dominical Het Nieuwsblad op Zondag. Il qualifie les primes de licenciement d’excessives et estime que « personne ne vaut un salaire aussi élevé » que celui perçu par Didier Bellens.

Il souligne que l’administrateur délégué de Belgacom avait déjà gagné autant en 2010. « C’est choquant dans une entreprise publique. Il y faut un écart sain entre les petits et gros salaires », estime Van der Maelen (photo).

Le député estime aussi que les bonus n’y ont pas leur place. « Les entreprises qui reçoivent l’aide de l’Etat ne peuvent plus continuer à donner des bonus. J’estime que nous devrions étendre cette mesure à toutes les entreprises publiques ou les entreprises dans lesquelles l’Etat dispose de la majorité des parts ».

Pour rappel, l’Etat belge possède 53% des parts de l’entreprise de télécommunications Belgacom.