Fusillade à Toulouse : vigilance accrue en Belgique

Le Premier ministre belge Elio Di Rupo (PS) a exprimé son indignation à la suite de la fusillade devant un collège juif à Toulouse (photo principale), en France, qui a fait 4 morts dont 3 enfants. Les ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères, ainsi que le ministre-président flamand ont également adressé leurs condoléances aux familles des victimes. La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (CDH) a aussi sollicité "une sensibilisation et une vigilance particulières des services de police, en plus des mesures renforcées de sécurité, en particulier envers les lieux d’enseignement juifs" en Belgique.

Un communiqué émanant du Premier ministre belge (photo) indiquait ce lundi midi que « Elio Di Rupo a appris avec horreur et indignation la fusillade qui s’est produite ce matin devant un collège juif à Toulouse. Il condamne avec la plus grande fermeté cet acte qui est d’autant plus ignoble qu’il frappe de plein fouet une école et une communauté. Il adresse ses condoléances sincères aux familles et aux proches des victimes, ainsi qu’à l’ensemble des Français touchés par ce fait ignominieux ».

Le vice-Première ministre et ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet (CDH), ainsi que le ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders (MR), et le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) ont également exprimé ce lundi leur condoléances aux victimes et leurs proches, et ont condamné avec force « ces actes ignobles ».

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a réagi dans le même sens.

Un professeur de religion de 30 ans, ses enfants de 3 et 6 ans, et un autre enfant de 10 ans ont été abattus ce lundi matin devant le collège juif Ozar Hatorah de Toulouse (sud-ouest de la France), par un tireur arrivé en moto ou scooter, qui a ensuite pris la fuite. La fusillade a également fait un blessé grave.

Selon le procureur Michel Valet, le tueur « a tiré sur tout ce qu’il avait en face de lui, enfants et adultes, et des enfants ont été poursuivis à l’intérieur de l’école ». Selon les témoignages et les rapprochements effectués par les enquêteurs, il s’agirait du troisième crime d’un homme opérant à scooter après deux attaques visant des militaires à Toulouse et dans la ville voisine de Montauban, qui ont fait trois morts - trois soldats d’origine maghrébine - et un blessé grave.

Le parquet antiterroriste de Paris s’est saisi ce lundi des enquêtes ouvertes après les fusillades contre l’école juive et les militaires à Toulouse et Montauban. Les motifs du tueur ne sont pas encore connus. Entretemps, une source proche de l'enquête a indiqué à l'Agence France Presse que la même arme de calibre 11,43 mm a été utilisée lors des trois séries de meurtres à Toulouse et Montauban.

Sécurité renforcée en Belgique

Dès ce lundi midi, la ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet (photo), a sollicité « une sensibilisation et une vigilance particulières des services de police, en plus des mesures renforcées de sécurité, en particulier envers les lieux d’enseignements juifs » en Belgique.

A Anvers notamment, où vit une importante communauté juive, la vigilance a été renforcée aux abords des écoles et des quartiers juifs.

La ministre a demandé aux différents services de sécurité une analyse de la situation en Belgique, sur la base de contacts avec les autorités françaises. Elle a aussi fait rappeler, via le Centre de crise, à tous les services de police concernés le niveau de menace élevé et de « vigilance accrue » existant pour les intérêts de la communauté juive.