Le vitrioleur condamné à 30 ans de réclusion

L’homme de 57 ans (surnommé le « vitrioleur ») avait été reconnu coupable ce mercredi, par la Cour d’assises de Bruxelles, de tentative d’assassinat sur son ancienne amie. En décembre 2009, il lui avait aspergé deux fois le visage d’acide sulfurique (vitriol), la défigurant complètement. Le coupable écope de la peine maximale.

Le jury et les magistrats de la Cour d’assises de Bruxelles n’ont retenu aucune circonstance atténuante en faveur du coupable, ce jeudi, et l’ont donc condamné à la peine maximale qu’il risquait, soit 30 ans de réclusion criminelle. Ce mercredi, la Cour l’avait déjà reconnu coupable de tentative d’assassinat sur la personne de son ancienne maîtresse, âgée de 46 ans.

Fin décembre 2009, l’homme avait voulu se venger parce que son amie avait mis fin à leur relation. Il lui aspergea le visage d’acide sulfurique, la traîna ensuite par les cheveux, avant de lui jeter une seconde fois du vitriol au visage. Les faits s’étaient déroulés dans le hall de l’immeuble où ils occupaient chacun un appartement, à Bruxelles.

La femme (photo) a survécu à l’attaque meurtrière, mais a été brûlée au 3e degré au visage et est défigurée à vie. Elle a perdu son oreille gauche, un de ses doigts a dû être amputé et elle est aveugle d’un œil. Elle était pendant trois mois dans le coma et a déjà subi plus de 80 opérations.

Pendant le procès, son agresseur a avoué pour la première fois qu’il voulait faire souffrir son ancienne amie, mais a affirmé regretter maintenant son geste. Son avocat a affirmé que l’homme n’avait jamais eu l’intention de tuer. Le jury et les magistrats n’ont pas tenu compte de ces arguments.

L’arrêt fait état de l’extrême gravité des faits perpétrés et des souffrances incalculables subies par la victime, notamment au travers d’interventions chirurgicales et de séances de kinésithérapie. Les juges ont également tenu compte de la « mort sociale » de la victime. « Elle a perdu espoir de mener une vie normale et le risque de cancer est patent étant donné son état fragile », indique l’arrêt.

La victime s’est déclarée « soulagée et satisfaite. Le jury est arrivé au bout de sa logique ».