Modèles nus au palais de justice gantois

Le parquet de Gand (Flandre orientale) a ouvert une enquête disciplinaire sur l’un de ses collaborateurs qui a organisé, sans autorisation, au palais de justice un reportage photographique dans lequel figurent des femmes totalement dénudées. L’information provient notamment du quotidien Het Nieuwsblad, qui indique que l’ordinateur du collaborateur et les photos ont été saisis.

Les photos en question ont été prises il y a presque un an, mais ne sont arrivées que tout récemment en possession du parquet de Gand. Ce dernier réagit avec consternation, ce lundi, dans les journaux Het Nieuwsblad et De Standaard : « La nudité n’a pas sa place dans notre Palais de justice, nous le disons avec force », déclare ainsi la porte-parole Annemie Serlippens (photo).

Le parquet a ouvert ce dimanche une enquête disciplinaire à l’encontre d’un de ses collaborateurs, photographe amateur, qui a utilisé sans autorisation le palais de justice de Gand pour un reportage photographique avec deux modèles dans le plus simple appareil.

Sans autre ornement qu’un piercing au nombril, les jeunes femmes ont été photographiées (photo) posant sur les marches du nouveau palais de justice ou s’allongeant sur les tables parées d’un luminaire verdâtre qui rappellerait un programme bien connu de la télévision flamande. Elles auraient aussi posé avec leur poitrine contre une grande verrière dans le bâtiment, alors que ce spectacle était visible à travers les vitres surplombant l’une des artères les plus empruntées de la ville.

Sur l’une des photos, on aperçoit aussi l’une des jeunes femmes, en lingerie, assise dans le fauteuil en cuir d’un magistrat.

Le photographe a été interrogé ce dimanche pendant cinq heures. « Nous sommes en train d’analyser s’il peut être question d’une diffusion de matériel pornographique », précisait la porte-parole du parquet, Annemie Serlippens. « Son matériel photographique et son ordinateur ont été saisis, pour voir si l’on peut y trouver du matériel délictueux ».

Les deux modèles pourraient aussi être interrogés. Les jeunes femmes ont en effet placé sur internet les photos prises dans le palais de justice gantois. « Le photographe nous a dit qu’il avait l’autorisation de prendre ces photos », a affirmé l’une des jeunes femmes au quotidien Het Nieuwsblad.