"Nous espérons une pacification en périphérie"

Le Secrétaire d’Etat Servais Verherstraeten (photo principale, à g.), chargé de la Réforme de l’Etat, s’est réjoui ce jeudi de l’accord conclu dans la nuit de mercredi à jeudi sur la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde et sur les dossiers communautaires qui y sont liés. Il espère que ces réformes permettront une cohabitation plus sereine entre Flamands et francophones dans les communes flamandes de la périphérie bruxelloise.

Interviewé ce jeudi matin sur la première chaîne radio de la VRT, le Secrétaire d’Etat Servais Verherstraeten a précisé qu’il était normal selon lui que la rédaction des textes de loi concernant la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) et la nomination des bourgmestres dans les six communes flamandes de la périphérie bruxelloise où les francophones bénéficient de facilités linguistiques ait pris tant de temps depuis l’accord passé à l’automne dernier entre les négociateurs des huit partis politiques PS, SP.A, CD&V, CDH, MR, Open VLD, Groen et Ecolo.

« Si vous additionnez tous les articles concernant ces réformes, il y en a plus de cent et plus de 100 pages d’explications. Mais surtout, il s’agit d’une matière très sensible, avec laquelle nous nous sommes débattus pendant des décennies dans le cas de BHV. Il est donc logique qu’il faille prendre son temps pour rédiger les propositions de loi », précisait Verherstraeten.

Selon le Secrétaire d’Etat, il a notamment fallu beaucoup de temps pour fixer les détails et les finesses techniques. « A la fin, il y a encore eu des discussions sur l’interprétation de certains textes, qui ont dû être explicitées et ont réclamé du temps ».

"Une belle avancée réalisée"

Servais Verherstraeten (photo) parle d’une avancée de taille grâce à la réalisation d’un « accord équilibré ». Il espère aussi que les nouvelles règles en matière de nomination des bourgmestres dans les six communes flamandes de Rhode-St-Genèse, Linkebeek, Drogenbos, Wemmel, Kraainem et Wezembeek-Oppem où les francophones jouissent de facilités linguistiques permettront aux élections communales de se dérouler « sereinement ».

« J’espère que c’est une étape vers une cohabitation plus pacifique entre francophones et Flamands dans la région », concluait le Secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat.

Servais Verherstraeten souligne que, comme convenu fin 2011, le refinancement de la Région bruxelloise ne s’est pas fait sans la scission de l’arrondissement de BHV. « Le premier volet du financement, soit 134 millions d’euros, est lié à la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Nous avons donc respecté ce qui avait été convenu ».

Il rappelle aussi qu’une grande partie de l’argent ira à des domaines spécifiques, comme la mobilité, l’accueil à la petite enfance et les primes accordées aux fonctionnaires qui maîtrisent tant le français que le néerlandais. « Il est important que les besoins de Bruxelles soient remplis, mais aussi que nous puissions apporter une réponse aux Flamands qui résident à Bruxelles. Nous ne les laissons en effet pas tomber », précisait Verherstraeten.