S’il ne se succède pas, Peeters arrêtera

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a annoncé qu’il quitterait la politique s’il ne peut demeurer à son poste après les élections fédérales et régionales de 2014. Dans un entretien accordé à plusieurs quotidiens flamands, il déclare par ailleurs ne pas être intéressé par un poste au fédéral.

L’ancien patron de l’Unizo souligne qu’il n’est pas marié avec la politique et qu’il a toujours considéré la politique comme étant quelque chose de temporaire. "J’ai débuté en 2004 et je me suis engagé jusqu’en 2014, mais je ne sais pas ce qui va suivre après", indique-t-il.

En 2014, les citoyens devront aller aux urnes dans le cadre des élections fédérales, régionales et européennes. A la sortie de ce scrutin, Kris Peeters espère pouvoir briguer un troisième mandat de ministre-président de la Flandre. Mais si tel n’est pas le cas, il arrêterait alors la politique.

Selon Kris Peeters, il n’est pas évident qu’il se succèdera à lui-même à ce poste clé. Le président de la N-VA, Bart De Wever, est en effet également intéressé par cette fonction. Peeters se dit toutefois prêt à affronter la figure de proue des nationalistes flamands.

Pas d’intérêt pour le fédéral

Si Kris Peeters n’a pas l’opportunité de continuer sa carrière politique en Flandre, il retournera sans doute dans le secteur privé. Il ne semble en effet pas intéressé par un poste de ministre au gouvernement fédéral.

Aux yeux du ministre-président flamand, une telle reconversion ne serait pas crédible. "Je suis pour la Flandre, pour une révolution copernicienne. Je suis un confédéraliste convaincu. Je ne vais pas renier mes idées pour un petit poste au gouvernement fédéral. Ma crédibilité en prendrait un coup", a-t-il encore expliqué.

Cette position signifie également qu’il ne tirera sans doute pas la liste du CD&V au Sénat en 2012.