La Belgique appelle ses ressortissants à quitter le Mali

La Belgique déconseille formellement à ses ressortissants de se rendre au Mali et appelle ceux qui se trouvent dans le pays, partiellement contrôlé par les rebelles touareg, à le quitter provisoirement. Cette recommandation a été émise alors que les rebelles touareg et des groupes armés islamistes progressent vers le sud du pays après avoir pris le contrôle de sa partie nord.

"Tous les voyages au Mali sont formellement déconseillés. Par mesure de précaution, les Belges qui se trouvent au Mali et dont la présence n'est pas indispensable sont invités à quitter provisoirement le pays", indique le ministère dans sa rubrique "Conseils aux voyageurs".

Le pays est actuellement coupé en deux entre le nord, occupé par la rébellion touareg et des groupes armés islamistes, et le sud encore aux mains de l'armée malienne.

Dans son avis de voyage, le Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères déconseille ainsi "très formellement" les voyages dans le nord du pays (les régions de Tombouctou, Gao et Kidal) et au nord d'une ligne allant de Nioro à Douentza, puis qui descend vers le sud jusqu'à la frontière burkinabé. Les Belges sont priés de quitter cette région.

Cette recommandation a été émise alors que les rebelles touareg et des groupes armés islamistes progressent vers le sud du pays après avoir pris le contrôle de sa partie nord. Outre la principale composante de la rébellion, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) d'obédience laïque, le groupe islamiste Ansar Dine, dirigé par le chef touareg Iyad Ag Ghaly, et plus marginalement des combattants liés ou dissidents d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) prennent part à cette offensive.

Selon les Affaires étrangères, les ressortissants occidentaux au Mali doivent de plus être "extrêmement prudents et vigilants", en tout temps et en tout lieu. Il leur est particulièrement demandé de limiter au maximum leurs déplacements. "Au regard de la menace terroriste qui pèse sur la région, aucun endroit ne peut désormais plus être considéré comme sûr, la possibilité d'un enlèvement ou d'un attentat ne pouvant pas être totalement exclue", ajoute l'avis de voyage.