La N-VA a cannibalisé le Vlaams Belang

On savait déjà que la N-VA avait remporté les élections législatives de 2010 mais on apprend à présent que le parti nationaliste flamand doit largement sa victoire aux voix raflées au Vlaams Belang, le parti d’extrême droite , une étude de la KUL (université catholique de Leuven) a étudié les transferts de voix entre les élections de 2007 et de 2010.

Le succès électoral de la N-VA en 2010 est dû en grande partie au succès du cartel CD&V/N-VA, qui a permis au parti nationaliste flamand de gagner de la crédibilité.

Pourtant les anciens électeurs du cartel ne représentent que 41% de l’électorat de la N-VA. A côté de cela, 22% de l’électorat de la N-VA provenaient du parti d’être droite Vlaams Belang. 14,2% des électeurs de la N-VA étaient d’anciens électeurs de l’Open VLD.

Le Centre d'étude sociologique de la KUL a réalisé une analyse des transferts de voix entre les élections de 2007 et de 2010.
En 2010 le parti de Bart De Wever, auparavant en cartel avec le CD&V, a emmené avec lui 464.500 électeurs du cartel. Le VLD a également perdu plus de 131.000 électeurs au profit de la N-VA.
Quant au Vlaams Belang, ce n'est pas moins d'un tiers de ses électeurs qui se sont tournés vers la N-VA lors des élections de 2010, soit 232.500 personnes.
Du côté socialiste l'hémorragie vers la N-VA a été moins forte, même si 64.500 électeurs du SP.A ont choisi la N-VA. Chez Groen l'échange avec la N-VA a été plutôt équilibré: quelque 20.000 électeurs de Groen sont passés à la N-VA mais quelque 18.000 électeurs N-VA ont choisi Groen.
Au total, en 2010, la N-VA a donc récolté sur tous les tableaux ou presque, souligne l'étude.