Lente reprise des transports publics à Bruxelles

Interrompue depuis samedi matin, à la suite de l’agression mortelle d’un superviseur de la STIB, la circulation des bus, trams et métros de la société bruxelloise de transports en commun a très lentement repris ce mercredi. Alors que les métros de la STIB roulaient à nouveau normalement, seul un tiers des lignes de trams (6 sur 18) et 2 lignes de bus étaient opérationnelles. Il semblerait que deux des trois principaux syndicats veulent poursuivre la grève jusqu’aux funérailles du superviseur, jeudi matin, pendant lesquelles la SNCB, les TEC et De Lijn prévoient une action de solidarité.

Après un démarrage lent des lignes 2 et 6, tôt ce mercredi matin, toutes les lignes du métro bruxellois fonctionnaient à nouveau normalement dès la matinée.

La situation était par contre moins normalisée pour les trams et encore moins pour les bus de la société régionale de transport en commun. Ainsi, seules les lignes de tram 3, 4, 39 et 82 roulaient normalement. Les lignes 7 et 44 étaient assurées, mais avec d’importants retards.

La situation restait la plus problématique pour le trafic des bus de la STIB. Les lignes 13 et 14 étaient seulement partiellement desservies. La direction de la STIB n’escomptait pas d’amélioration de la situation avant ce mercredi après-midi.

Pour une information actualisée sur la situation, consultez le site internet de la STIB.

Piquets de grève à Haren

Le syndicat socialiste avait posté ce mercredi matin des piquets de grève aux dépôts de la STIB à Haren, Schaerbeek et Molenbeek, levant assez rapidement les deux derniers, mais maintenant celui à Haren (photo). La sortie des bus étaient également ralentie aux dépôts, notamment à Delta.

Le syndicat libéral soutient également l’action de protestation de sa base, mais souligne qu’il ne prend pas part aux piquets de grève. « Ceux qui veulent travailler doivent pouvoir le faire », affirmait le délégué Kris Eckers ce mercredi matin dans l’émission « De Ochtend » de la première chaîne radio de la VRT. Tout en reconnaissant que la communication avec la base n’a pas toujours été optimale ces derniers jours.

Les trois principaux syndicats sont donc partagés sur d’éventuelles actions pour réclamer davantage de sécurité sur le réseau de la STIB. Le syndicat chrétien a en effet décidé mardi soir de reprendre le travail, à certaines conditions cependant. La CSC demande ainsi que les partenaires sociaux se réunissent à nouveau rapidement pour s’accorder sur la mise en œuvre concrète des propositions avancées lundi soir par les autorités fédérales et bruxelloises. Pareille réunion pourrait déjà avoir lieu ce mercredi. Le syndicat chrétien avait cependant préparé un préavis de grève pour le cas où une réunion serait postposée trop longtemps.

La direction de la STIB a, quant à elle, clairement demandé à son personnel de reprendre le travail, estimant que les autorités fédérales et bruxelloises ont fait des propositions très positives pour améliorer la sécurité sur le réseau de la STIB.

Pour rappel, tous les bus des compagnies régionales de transports en commun De Lijn et TEC circulent eux normalement, bien que le personnel aient organisé depuis samedi plusieurs actions de solidarité avec leurs collègues de la STIB.

Solidarité d'autres sociétés

Ce jeudi, pendant la cérémonie de funérailles du superviseur de la STIB  victime samedi matin d'une agression mortelle, les sociétés régionales flamande et wallonne de transports en commun De Lijn et TEC interrompront le travail en signe de solidarité avec leurs collègues de la STIB.

Les funérailles sont prévues entre 14h30 et 15h30, dans une mosquée dans la commune bruxelloise de Schaerbeek.

Le personnel de la Société nationale des chemins de fer belges se montrera également solidaire. Les affiliés au syndicat socialiste interrompront le travail pendant un quart d'heure, ceux du syndicat chrétien observeront 2 minutes de silence.