Bus, trams et métros de la STIB devraient rouler vendredi

Tout comme mercredi, le métro de Bruxelles roulait à nouveau normalement ce jeudi, alors que la circulation des trams et surtout des bus de la société régionale de transports en commun n’était pas encore totalement rétablie. Les funérailles du superviseur agressé samedi ont eu lieu dans l’après-midi, en présence de nombreux collègues, ce qui a temporairement perturbé une partie des transports en commun. Les trois syndicats appellent à une reprise totale du travail dès ce vendredi.

Contrairement à mercredi, aucun piquet de grève n’a été installé ce jeudi devant les dépôts de la société bruxelloise de transports en commun. Les chauffeurs de la STIB qui souhaitaient travailler ont donc pu reprendre leur activité. Dès ce jeudi matin, toutes les rames de métro circulaient donc pratiquement normalement, à raison d’un métro toutes les 5 à 10 minutes.

La situation n’était par contre pas encore revenue à la normale pour les trams et bus de la STIB. Les lignes de tram étaient assurées à 60% de leur capacité. Ainsi, les lignes 3, 4, 7, 39, 44 et 82 circulaient. Pour les bus, les lignes opérationnelles (12, 49, 63, 71, 87 et 95) étaient assurées à 100%. Les autres lignes n'étaient pas ou pas entièrement desservies.

Pour une information actualisée sur les services de la STIB, consultez le site internet de la société.

Funérailles d'Iliaz Tahiraj

Le superviseur de la STIB victime samedi matin d’une agression fatale, à la suite d’un banal accident de la route entre un bus et une voiture privée, a été enterré ce jeudi. Les funérailles ont eu lieu entre 14h30 et 15h30 dans une mosquée de la commune bruxelloise de Schaerbeek.

La STIB permettait à tous ses membres du personnel qui le souhaitaient d'assister à la cérémonie. Nombre d'entre eux s'y sont effectivement rendus, ce qui a eu temporairement des répercussions sur la circulation des transports en commun dans la capitale.

Quelque 2.000 personnes ont assisté aux funérailles, parmi lesquelles les ministres fédéraux Joëlle Milquet et Steven Vanackere, la ministre bruxelloise Brigitte Grouwels et le bourgmestre Bernard Clerfayt.

Le personnel des sociétés flamande et wallonne de transports en commun De Lijn et TEC, mais aussi des chemins de fer belges ont de leur côté observé entre 2 minutes de silence et un arrêt de travail d’un quart d’heure pendant les funérailles, en signe de solidarité avec leurs collègues de la STIB et pour réclamer davantage de sécurité dans les transports publics.

Mesures rapides pour une reprise totale

La direction de la STIB et les syndicats ont appelé le personnel à reprendre entièrement le travail dès ce vendredi. Ce mercredi, la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (photo, au centre) a en effet annoncé des mesures à court terme pour accroître la sécurité du personnel sur le réseau. La ministre a ainsi promis 100 policiers supplémentaires dans les deux mois, dont 70 dès ce vendredi, pour la surveillance des transports en commun.

Outre ces 70 policiers affectés dès ce vendredi, entre 30 et 40 policiers fédéraux seront engagés en juin 2012 et entre 60 et 70 autres en octobre 2012 pour renforcer la police des chemins de fer à Bruxelles. A moyen terme, 50 autres policiers fédéraux seront engagés en juin 2013 et affectés exclusivement à la sécurisation des transports en commun bruxellois. Enfin, 250 policiers complémentaires seront engagés dans les 6 zones de police bruxelloises et affectés exclusivement à la sécurisation des transports publics en surface.

La STIB a annoncé pour sa part qu’elle avait déjà lancé un appel à candidatures pour les 50 postes d’agents de sécurité, « en interne, à la demande des syndicats ». L’appel sera aussi lancé en externe dès la semaine prochaine. Elle a précisé que depuis mardi les équipes d’intervention ont été renforcées et les superviseurs sont accompagnés d’agents de sécurité. Dès ce vendredi, un représentant de la STIB sera présent au centre d’appel d’urgence 101 tous les jours, pour améliorer la collaboration avec la police.

La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet a précisé qu’un comité de suivi et des groupes de travail seront mis en place.