Les poids lourds signent une charte de sécurité

La ministre flamande de la Mobilité, Hilde Crevits (CD&V), et plusieurs sociétés de transport ont signé ce jeudi à Louvain un engagement en vue d’un respect absolu des mesures de sécurité dans le secteur. L’initiative émane du gouvernement et de la Fondation flamande pour la science du trafic.

« La sécurité sur les routes est une priorité absolue pour le gouvernement flamand », déclarait ce jeudi à Louvain (Brabant flamand) la ministre flamande de la Mobilité, Hilde Crevits (photo). Avec plusieurs sociétés de transports par camions, elle venait de signer une Charte de sécurité. « Nous y travaillons tous les jours, mais les entreprises de transport et les conducteurs de camions jouent un rôle important dans ce domaine ».

Chaque année, quelque 60 personnes perdent la vie et plus de 300 autres sont grièvement blessées dans des accidents de la route dans lesquels des poids lourds sont impliqués. « Au cours des dix dernières années, ces chiffres ont nettement diminué, alors que le nombre de kilomètres parcourus par les camions a bien augmenté », indiquent le gouvernement flamand et la Fondation flamande pour la science du trafic (VSV) qui sont à l’origine de l’initiative. « Mais le baromètre de la sécurité routière indique que cette évolution positive a commencé à stagner l’an dernier ».

En signant la Charte, les sociétés de transport s’engagent à veiller tout particulièrement à la sécurité, à savoir une bonne formation des conducteurs des camions, un respect absolu des périodes de repos et des limites de vitesse, ainsi que l’interdiction totale de téléphoner ou d’envoyer des SMS au volant.

Les engagements seront évalués après quatre mois. Si l’évaluation est positive, les sociétés de transport concernées recevront un label de sécurité.

Hilde Crevits a également indiqué qu’elle préparait une période de test d’une autorisation de rouler pour des super-camions, particulièrement longs et lourds. « Il n’est pas question de permettre à ces camions de rouler partout en Flandre. Je veux simplement pouvoir évaluer les effets d’une autorisation partielle de rouler », précisait la ministre.