Un fils Simenon veut racheter les droits de l’œuvre paternelle

John Simenon, l’un des fils de l’écrivain liégeois surtout connu pour ses romans policiers traduits dans plus de 50 langues, veut racheter les droits d’exploitation de l’œuvre de son père détenus par un groupe britannique. Il bénéficie du soutien de la société d’investissement public liégeoise Meusinvest.

« Nous sommes en train de négocier » avec le groupe britannique Chorion, qui détient 85% de la société anglaise Georges Simenon Limited, indique John Simenon dans les pages des quotidiens belges L’Echo et De Morgen. Les 15% restants de la société Georges Simenon Limited - qui détient les droits de l’œuvre de l’écrivain mondialement célèbre - sont déjà détenus par John Simenon et son frère.

Le groupe Chorion est actuellement en liquidation et lance une procédure de cession de ses actifs, parmi lesquels figurent aussi ceux des écrivains Agatha Christie et Enid Blyton. Pour racheter les droits des œuvres de son père, John Simenon veut créer la société Georges Simenon, dont le siège social sera établi à Liège.

Pour le rachat à Chorion des 85% des droits que le groupe britannique détient encore, John Simenon propose 2,54 millions d’euros. La société liégeoise d’investissement public Meusinvest veut contribuer à raison de 1,25 millions d’euros. La banque ING avancera 700.000 euros, tandis que des éditeurs français, italiens et allemands participeront à raison de 900.000 euros.

L’opération « est financièrement rentable quand on voit les retombées liées aux œuvres de Georges Simenon. Et puis l’écrivain fait partie du patrimoine culturel belge », expliquait Gaëtan Servais, directeur général de Meusinvest.

Simenon (né en 1903 à Liège et décédé en 1989 au Lausanne) a écrit plus de 350 livres, dont 70 romans policiers qui mettent en scène l’inspecteur Maigret. Ses œuvres ont été traduites en plus de 50 langues étrangères, et elles compteraient un milliard de lecteurs dans le monde.