Accusé d’être le DSK de Flandre, il dépose plainte

Pol Van Den Driessche (N-VA) va déposer plainte contre l’hebdomadaire Humo qui a publié des témoignages de femmes qui disent avoir été victimes d'intimidation sexuelle de la part de l'ancien journaliste, ancien sénateur CD&V et candidat tête de liste N-VA pour les élections communales à Bruges.

Sous le titre "Le DSK de Flandre", l'hebdomadaire Humo a publié cette semaine des témoignages de femmes qui disent avoir été victimes d'intimidation sexuelle de la part de Pol Van Den Driessche lorsqu'il était rédacteur en chef de Het Nieuwsblad.

La N-VA reproche au CD&V d'être à l'origine de ces attaques. Le président des Démocrates chrétiens flamands, Wouter Beke, est intervenu en personne pour nier "avec force" ces allégations.

"Le CD&V combat ses adversaires politiques avec des arguments, pas avec des anecdotes qui relèvent de leur vie privée", a-t-il tranché.

Le président de la section brugeoise de N-VA Tijl Waelput a suggéré mardi que le CD&V, et plus particulièrement son aile progressiste ACW, était mêlé à la publication de ces accusations, une information démentie énergiquement par Wouter Beke.

"Une attaque contre la N-VA"

La N-VA continue en tous cas à soutenir sa tête de liste à Bruges. Tijl Waelput a répété que pour lui le CD&V est derrière ces accusations, même s'il admet que la direction nationale du parti n'était sans doute pas au courant de la manoeuvre. "Il ne s'agit pas d'une attaque contre Pol Van Den Driessche, mais d'une attaque contre la N-VA", dit-il.
Entre-temps, deux femmes qui ont subi des intimidations ont aussi témoigné à l'émission de la VRT "Reyers Laat", mardi soir.