Hausse de la pauvreté chez les étudiants

Près de 17.000 jeunes étudiants reçoivent un revenu d'intégration sociale du CPAS, soit quatre fois plus qu'il y a 10 ans. C’est ce qui ressort des chiffres de l’Université d’Anvers et l’Université catholique de Louvain (KUL). La secrétaire d’Etat à la Lutte contre la pauvreté, Maggie De Block (Open VLD), s’attend à une tendance à la hausse lors des prochaines années.

Environ la moitié de ces jeunes se trouve dans l'enseignement secondaire, selon les chiffres rapportés vendredi par le quotidien flamand De Morgen.

En 2002, 3.665 jeunes ont reçu un soutien financier contre 17.052 en 2010. Les étudiants représentent ainsi 10,8% de tous les revenus d'intégration sociale versés, ou 1,5% de tous les élèves de l'enseignement secondaire et supérieur.

Selon la secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté, Maggie De Block (Open Vld), cela signifie que le risque de pauvreté augmente. Elle craint par ailleurs une augmentation du nombre d’étudiants recevant un revenu d’intégration social lors des prochaines années.

Actuellement, l’autorité fédérale paie annuellement 81 millions d’euros dans le cadre du soutien financier versé aux jeunes. Les revenus d’intégration sociale du CPAS donnent la possibilité aux jeunes de suivre des études. Aux yeux de Maggie De Block (photo), cette somme est un "investissement", car elle permet aux familles défavorisées de briser le cercle vicieux.

"Quand on voit le nombre de personnes qui arrivent sur le marché de l’emploi sans diplôme, je pense qu’il vaut mieux investir quelques années en faveur des jeunes afin de leur offrir un meilleur avenir, un meilleur emploi, et éviter qu’ils ne restent bloqués dans un système d’aide financière pour le reste de leur vie", estime la secrétaire d’Etat.

Maggie De Block lancera bientôt un site internet d’information destiné aux jeunes et à leurs accompagnateurs.