La Flandre épargne sur l’enseignement

Les écoles flamandes vont devoir se serrer la ceinture. Les établissements de la région vont en effet percevoir 9,5 millions d’euros de moins que prévu. Cette situation fait suite à une décision du gouvernement flamand prise dans le cadre de l’épargne budgétaire et impliquant une indexation partielle (60%) des moyens de fonctionnement

Les écoles flamandes vont par conséquence devoir supporter les frais de fonctionnement tels que l’entretien, le chauffage, l’électricité, les cahiers, les livres, etc. Avec cette argent, certaines écoles rémunèrent par ailleurs une partie du personnel, comme par exemple celui des cuisines.

Les écoles secondaires vont pouvoir procéder à un éventuel rééquilibrage en augmentant la participation financière des parents. Cette pratique ne peut toutefois être réalisée par les écoles primaires, dont les coûts supplémentaires sont soumis à un plafonnement.

Le montant de cette facture maximale imposée a toutefois augmenté. A l’école maternelle, il s’élève à 25 euros pour les plus petits enfants, et 40 euros pour les plus âgés. En primaire, le montant maximum des coûts supplémentaires est de 70 euros.

La député des écolos flamands de Groen, Elisabeth Meuleman, dénonce cette augmentation des frais. "C’est un peu fort de la part des autorités de vouloir transférer une épargne aux parents via une augmentation de la facture maximale. Et ce venant de la part d’un ministre socialiste", a-t-elle dénoncé.

De son côté, le ministre flamand de l’Enseignement, Pascal Smet (SP.A) défend sa politique en indiquant avoir fait de son mieux pour limiter ces économies. Il ne cache toutefois pas ses sentiments. "Ce n’est pas bon pour les écoles", a-t-il souligné.

Notons que le gouvernement flamand ne touchera pas au salaire des enseignants. Pascal Smet (photo) souligne à ce propos qu’il a même réussi à obtenir une légère augmentation.