De Lijn fait la chasse aux resquilleurs

La société flamande de transports en commun De Lijn a élaboré un plan pour traquer les voyageurs qui prennent un tram ou bus sans titre de transport valable. Elle instaure dès ce jeudi 5% de contrôles supplémentaires par an, qui seront annoncés ou non. Une action de contrôle avait déjà lieu ce jeudi matin, dans toutes les provinces flamandes en même temps.

La société régionale flamande de transports en commun De Lijn a présenté ce jeudi matin son plan pour lutter contre les resquilleurs, qui part du principe que voyager sans payer « n’est socialement pas acceptable ». Ce plan comprend une augmentation de 5% du nombre de contrôles dans les bus et trams. Ces contrôles peuvent être inopinés ou annoncés - sur le site internet www.delijn.be ou dans le quotidien gratuit Métro, distribué surtout dans les gares.

Le plan de lutte était d’emblée illustré par une large action de contrôle dans les trams et bus De Lijn, menée de front dans toutes les provinces flamandes ce jeudi matin. Des contrôles ont ainsi eu lieu à Anvers, Lommel, Gand, Kampenhout et Ostende.

« A l’avenir, nous effectuerons aussi une série de contrôles annoncés à l’avance, parce que nous sommes convaincus que de cette façon nous pouvons encourager les voyageurs à payer, notamment ceux qui circulent en bus et tram sans ticket de transport valable ou envisagent de le faire », expliquait Roger Kesteloot, directeur-général de la société De Lijn.

Les contrôleurs de la société régionale flamande de transports en commun indiquent que le phénomène de resquillage dépasse maintenant les bornes. « Nous constatons qu’il y a davantage de resquilleurs dans les villes et dans les trams qui ont 5 portes que dans les bus en zones rurales où le voyageur doit monter à l’avant du véhicule. Le conducteur peut alors aussi contrôler lui-même la possession, ou non, d’un titre de transport valable », indique le contrôleur Mark Herman.

Les resquilleurs risquent une amende de 75 à 400 euros. L’an dernier, De Lijn a imposé des amendes pour un total 3,2 millions d’euros.