"La société prête à un élargissement de l’euthanasie"

Les députées socialistes flamandes Myriam Van Lerberghe et Marleen Temmerman (photo principale) souhaitent que la loi soit modifiée pour rendre possible l’euthanasie d’enfants et de personnes souffrant de démence. Elles vont présenter un projet de loi au courant de ce mois de mai, indique le quotidien De Standaard.

La loi belge qui rend possible l’euthanasie dans des cas bien délimités existe depuis exactement 10 ans. C’est le gouvernement fédéral mené par Guy Verhofstadt (Open VLD) qui l’a introduite en son temps, à la grande protestation de l’opposition chrétienne-démocrate. Une décennie plus tard, certains députés estiment que la société a évolué et serait prête à accepter un élargissement de la loi controversée.

Les députées socialistes flamandes Myriam Van Lerberghe (régente en langues et morale de formation) et Marleen Temmerman (gynécologue et professeur de renom international) estiment ainsi que des mineurs d’âge qui sont sains d’esprit, mais aussi des personnes souffrant de démence et des malades qui restent dans le coma devraient avoir accès à l’euthanasie.

« La société est prête pour pareil élargissement de la loi sur l’euthanasie », estime Marleen Temmerman (photo principale). « La grande majorité estime que l’euthanasie devrait aussi pouvoir être accordée à des personnes dont les fonctions mentales sont endommagées, celles qui sont définitivement confuses ou souffrent de démence. Certainement si le patient a exprimé auparavant, dans une déclaration écrite, son désir d’euthanasie. A l’heure actuelle, ce n’est pas bien réglé par la loi ».

En d’autres termes, Temmerman plaide pour donner à ces personnes la possibilité d’opter pour l’euthanasie lorsqu’elles sont encore conscientes et saines d’esprit. Leur déclaration devrait en outre être valable plus longtemps que les 5 ans a ctuels, estime la gynécologie réputée.

Les deux députées socialistes ne mettent pas de limite d’âge pour l’euthanasie des mineurs, comme c’est le cas aux Pays-Bas. Mais leur nouvelle proposition de loi ne porte pas sur les bébés et les tous jeunes enfants. Parce qu’il ne peut encore être question chez ceux-ci de capacité mentale, il ne peut pas non plus encore être question d’euthanasie.