Bruxelles est aussi une ville d’étudiants

La Commission communautaire flamande (Cocon) lance une campagne pour promouvoir la capitale belge comme ville estudiantine. Bruxelles est en effet actuellement la ville belge qui accueille le plus d’étudiants, mais peu de gens le savent. Le ministre bruxellois Guy Vanhengel (Open VLD), aussi président du collège de la Cocon, veut mieux faire connaître Bruxelles aux étudiants et promouvoir le métier d’enseignant. L’enseignement néerlandophone manque en effet cruellement de personnel qualifié dans la capitale.

A l’heure actuelle, quelque 75.000 jeunes et moins jeunes étudient dans une université, une école supérieure ou une autre institution dans la capitale belge. C’est 20.000 personnes de plus qu’à Louvain (Brabant flamand), la ville universitaire historique mondialement réputée et qui attire beaucoup d’étudiants étrangers (photo). Mais peu de gens se rendent compte de cette facette de Bruxelles.

La Commission communautaire flamande (Cocon) - qui est compétente sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale pour les matières communautaires relatives aux institutions unilingues qui ressortent uniquement de la Communauté flamande - lance donc une campagne pour promouvoir Bruxelles en tant que ville estudiantine auprès des jeunes.

D’ici peu, tous les nouveaux étudiants recevront un paquet de bienvenue quand ils s’installent à Bruxelles. Ce paquet contiendra des informations sur la capitale, sur les lieux de sortie des jeunes, mais aussi les références de sites internet sur lesquels les étudiants peuvent poser leurs questions. Les nouveaux étudiants recevront également une « carte de sport » qui leur permettra d’obtenir des réductions de prix dans divers clubs et associations sportifs de la capitale.

Trop peu d’enseignants néerlandophones

Le ministre bruxellois Guy Vanhengel (photo), aussi compétent en matière d’Enseignement, a également annoncé à la Chambre que la Cocon mènera dans la capitale une campagne de promotion du métier d’enseignant. L’enseignement néerlandophone à Bruxelles manque en effet cruellement de personnel qualifié.

« Cette pénurie se fera encore davantage sentir lorsque la population estudiantine augmentera de 18.000 unités vers 2020 », explique Bianca Debaets (CD&V), membre de la Cocon. La campagne de promotion ne se limitera pas qu’aux étudiants qui suivent une formation à l’enseignement à Bruxelles, mais sera aussi étendue aux jeunes de 16 à 18 ans qui vont à l’école à Bruxelles.