8 mai: Elio Di Rupo au camp d’Auschwitz

A l’occasion des commémorations de la capitulation de l’Allemagne nazie le 8 mai 1945, le Premier ministre belge Elio Di Rupo (PS) s’est rendu ce mardi avec des jeunes venus de divers pays européens au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Dans une allocution, il y a mis en garde contre la montée des extrémismes en temps de crise.

La Belgique assume cette année la présidence de l’International Holocaust Remembrance Organization (IHRO). Cette dernière veut maintenir vivant le souvenir de l’holocauste, notamment via des initiatives dans l’enseignement.

En ce 67e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Premier ministre Elio Di Rupo s’est donc rendu en Pologne, dans l’ancien camp de concentration et d’extermination des nazis à Auschwitz-Birkenau. Il y a retrouvé un millier de jeunes venus notamment de Belgique, d’Italie, d’Espagne, des Pays-Bas et de Russie. Ces derniers avaient quitté samedi la gare de Schaerbeek (Bruxelles) pour se rendre au camp si tristement célèbre.

A Auschwitz, plus d’un million de Juifs, tsiganes, personnes handicapées et homosexuels ont perdu la vie entre 1941 et 1945. Il s’agit ainsi du plus grand camp d’extermination des nazis.

Lors de la cérémonie internationale du souvenir au monument de Birkenau, Elio Di Rupo a rappelé les années Trente, "lorsqu'une crise économique a fait chanceler la société allemande". La hausse du chômage a entraîné la division de la société, a-t-il ajouté en présence du millier de jeunes élèves partis samedi de Bruxelles à l’initiative de l'Institut des vétérans-Institut national des invalides de guerre, anciens combattants et victimes de guerre.

"Aujourd'hui, nous sommes à nouveau confrontés à une crise économique, et la méfiance progresse", a relevé le Premier ministre, faisant allusion à la montée des partis radicaux et extrémistes en Europe. Pour Di Rupo, il est inacceptable que des gens n'osent pas être eux-mêmes par crainte de représailles dues à leur orientation, leur couleur de peau ou leur croyance. "Les jeunes sont souvent à la base du changement pour un avenir meilleur", a-t-il ajouté, invitant le millier d'élèves présents à s'engager "partout et toujours" contre l'extrémisme et pour la perpétuation de la mémoire des crimes qu'il engendre.