Tensions aux Finances pour un problème de scanner

L’administration fiscale bruxelloise ne peut actuellement plus consulter 70% de ses dossiers en raison d’un problème informatique. C’est ce qu’indique le quotidien De Morgen. Les syndicats se disent fatigués d’attendre des réformes et menacent d’actions. Le ministre des Finances, Steven Vanackere (CD&V), veut analyser calmement les problèmes, notamment via une réunion avec les syndicats.

Fin décembre 2011, les employés de l’administration fiscale bruxelloise ont appris que tous leurs dossiers allaient être informatisés. Ces dossiers ont donc été envoyés dès le 31 janvier 2012 au centre de scanning, dans le but que les contrôleurs puissent les consulter sur leur ordinateur quelques semaines plus tard. Mais des problèmes de logiciels rendent actuellement - et depuis 3 mois - la consultation de ces documents impossible. Les documents originaux sur papier ne peuvent plus non plus être consultés.

Les syndicats craignent donc que les employés ne se retrouvent bientôt au chômage technique. « Tout ce que nous savons, c’est que les dossiers ont été envoyés à Malines et Namur. Cela fait désormais plus de 3 mois qu’ils sont partis et que nous ne pouvons plus les consulter. Nous devons effectuer des contrôles fiscaux, mais nous ne disposons pas de ces dossiers. Sans eux, nous ne pouvons faire grand-chose », indiquait un employé de l’administration.

Les syndicats perdent patience, face à l’accumulation d’incidents au sein de l’administration. Selon eux, le problème de scanner est symbolique pour une mauvaise gestion de la grande réforme annoncée au sein du département des Finances.

« Nous mettons la direction en question. Il y a quelques mois, ce sont les ordinateurs qui étaient infestés d’un virus. La semaine dernière, il est apparu que la douane versait trop d’argent aux instances européennes. Et maintenant ceci », s’indignait François Goris au micro de l’émission « De Ochtend » de la première chaîne radio de la VRT.

Les syndicats ont introduit un préavis de grève et demandent de recevoir d’ici la fin du mois davantage de précisions sur les plans de réforme prévus pour les services publics. Si ces précisions ne leur sont pas données, les syndicats lanceront des actions de protestation.

Le ministre des Finances, Steven Vanackere (photo), veut étudier la situation avec calme. Il affirme comprendre les inquiétudes du personnel, mais souligne la nécessité d’une grande réforme. « Les protestations à l’encontre de la réforme ne sont pas une raison pour ne pas rendre l’administration plus efficace et plus économique ».