Forte hausse du nombre de cambriolages

En 2011, le nombre de cambriolages commis dans des habitations a augmenté de près de 10% par rapport à 2010. C’est ce qui ressort des données communiquées vendredi par la police fédérale. Au total 69.568 habitations ont été cambriolées. La lutte contre les cambriolages dans les habitations est à nouveau une des priorité du plan National de Sécurité 2012-2015.

Les chiffres ont commencé à fortement augmenter à partir de septembre 2011 et les premières données de 2012 confirment cette tendance.

Selon la police fédérale, la plupart des cambriolages se déroulent dans les arrondissements de Bruxelles, Anvers, Liège, Charleroi et Asse. Les arrondissements de Eupen, Ypres et Furnes comptent à l'inverse parmi les moins touchés.
Le nombre de cambriolages dans les habitations a augmenté dans 24 arrondissements en 2011. Seuls Anvers, Mons, Eupen et la Région de Bruxelles-Capitale connaissent une diminution. En Région bruxelloise, cette baisse peut notamment s'expliquer par une alimentation plus lente de la banque de données nationale générale par les services de police bruxellois, d'après la police fédérale.

Pendant les "mois sombres" entre 17 et 23 heures

Toujours selon cette dernière, la plupart des cambriolages dans les habitations ont lieu pendant les "mois sombres", d'octobre à mars, avec des pics en novembre et décembre 2011.
Les cambrioleurs sont le plus souvent à l'œuvre le vendredi et le samedi soir entre 17 et 23 heures. Pendant la semaine, le risque est grand dans l'après-midi.
Enfin, dans quatre cambriolages sur dix, ce sont des bijoux et de l'argent qui sont volés. Viennent ensuite le matériel informatique, les multimédias, les montres et les articles de maroquinerie.

"A cause de la crise"

La police fédérale pense que la crise économique est l’une des causes de cette augmentation. « Les organisations criminelles raisonnent en fonction du rapport coût et profit. Quel est le risque que l’on prend et quel sera le bénéfice obtenu? La crise économique aiguë et les problèmes financiers qui en découlent font que même si le bénéfice est réduit de plus en plus de personnes sont prêtes à prendre des risques et commettre des actes criminels » déclare-t-on à la police fédérale.