L'OTAN a fait des victimes civiles en Libye

Le ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V) a promis, lundi matin, de participer à l'enquête demandée par Human Rights Watch (HRW). Selon un rapport de cette organisation internationale, les bombardements de l'OTAN en Libye ont coûté la vie à 72 civils.

L'OTAN est intervenu en Libye pour protéger les populations civiles contre les violence du régime de Mouammar Kadhafi. Des F-16 belges ont participé à ces opérations.

Selon HRW les bombardements de l'OTAN ont provoqué la mort de 72 civils, dont 20 femmes et 24 enfants. L'organisation pointe notamment le bombardement du village de Majer, à 160 km à l'est de Tripoli entraînant selon elle la mort de 34 personnes et en blessant 30 autres alors qu'il n'y a pas de cible militaire.
Interrogé à ce sujet à la VRT lundi matin, le ministre De Crem (CD&V) s'est dit prêt à participer à une enquête à ce sujet comme le demande HRW. Il a précisé que des mesures avaient été prises pour éviter au maximum de toucher des civils. "Chaque victime est certes une victime de trop. Si certaines choses n'ont pas bien fonctionné, nous voulons pouvoir en tirer les leçons".

OTAN: "Le risque zéro n'existe pas"

"L'Otan a fait tout ce qui était possible pour minimiser le risque de toucher des civils mais dans une campagne militaire complexe ce risque ne peut jamais être zéro", s'est justifié l'Otan dans un communiqué.

"Nous regrettons profondément toute victime civile dont l'Otan pourrait être responsable", a ajouté l'Alliance atlantique dans un communiqué.

L'Otan a également souligné que toutes les cibles visées durant la campagne de Libye étaient des "cibles militaires légitimes" et accusé le régime de Mouammar Kadhafi d'utiliser des infrastructures civiles pour mener des actions militaires.