L’empreinte écologique belge est lourde

Selon le nouveau rapport Planète Vivante de l’organisation internationale pour la conservation de la nature WWF, publié ce mardi, la Belgique présente la 6e plus lourde empreinte écologique au monde, après le Qatar, le Koweït, les Emirats arabes unis, le Danemark et les Etats-Unis. A cinq semaines de la conférence sur le développement durable des Nations Unies, qui se tiendra à Rio, l’organisation met en garde : trop de consommation, une surexploitation des ressources naturelles et une population grandissante mettent la planète Terre en danger.

Le rapport bisannuel du WWF est très critique envers les êtres humains qui peuplent la planète. « L’état de santé de la Terre se détériore progressivement », indique le nouveau rapport Planète Vivante de l’organisation de conservation de la nature. Il utilise un indice pour mesurer les changements dans la santé des écosystèmes de la planète. Cet indice suit plus de 9.000 populations de plus de 2.600 espèces et démontre ainsi le déclin global de toutes les populations depuis 1970.

Selon Damien Vincent de WWF Belgique, « l’homme utilise annuellement 50% de ressources en plus que celles que la terre peut produire de manière durable. Dans le monde, chaque être humain nécessite actuellement de 2,7 hectares, alors que la planète ne peut supporter qu’une empreinte de 1,8 hectare. Avec une empreinte de 7,1 hectares par habitant, la Belgique est très mauvais élève. Nous vivons comme si nous avions une planète supplémentaire à notre disposition ». Et de préciser que « si nous ne changeons pas drastiquement d’attitude, notre empreinte écologique augmentera encore et d’ici 2030 même deux planètes supplémentaires ne seront plus suffisantes ».

Selon le rapport du WWF, ce sont avant tout la consommation d’énergie et l’efficacité énergétique qui expliquent la haute empreinte écologique de la Belgique. Notre pays possède en effet la sixième plus lourde empreinte au monde, après le Qatar, le Koweït, les Emirats arabes unis, le Danemark et les Etats-Unis. En 2010, la Belgique se plaçait même en 4e position. Mais la différence s’explique par un changement de méthodologie dans le classement.

L’empreinte écologique belge (7,1 hectares par habitant) dépasse nettement la moyenne européenne (4,7 hectares). Selon un communiqué de WWF, « la consommation d’énergie des bâtiments et maisons, ainsi que du secteur des transports est supérieure en Belgique à celle dans les pays voisins. La Belgique a également une industrie forte consommatrice d’énergie (notamment la métallurgie et la chimie). Et notre pays possède aussi une surface bâtie sept fois plus dense que la moyenne mondiale ».