De plus en plus de succès pour les fêtes laïques en Flandre

Le mois de mai est traditionnellement le mois des communions. Les enfants âgés de 6 ou 7 ans et les adolescents de douze ans célèbrent un passage important dans leur vie. Un passage fêté avec leur famille et souvent dans un cadre religieux. Mais pour les non-croyants, il existe une alternative. La fête de printemps remplace la petite communion et la fête de jeunesse laïque remplace la communion solennelle.

"Les fêtes de jeunesse laïque pour les adolescents de sixième primaire ont toujours rencontré un grand succès", explique Britt Ballings de l’HVV, l’Association Humaniste et Laïque du Brabant flamand. "Mais actuellement les fêtes de printemps, pour les enfants de 6 ans ont vraiment le vent en poupe".

Alternative à la communion

Tout comme pour la communion, il s’agit de fêter, par un rituel,  un passage important de la vie d’un enfant. "A six ans les enfants passent de la maternelle à l’école primaire et à douze ans c’est l’adolescence et le passage de l’école primaire à l’école secondaire" ajoute Jacinta De Roeck de l’Association Humaniste et Laïque (HVV).

Traditionnellement ces fêtes sont réservées aux enfants qui suivent le cours de morale laïque mais le comité organisateur est composé de professeurs de morale mais aussi de bénévoles.

De plus en plus de parents d’enfants fréquentant les écoles catholiques choisissent une fête de jeunesse laïque plutôt qu'une communion.

"Actuellement le choix de l’école ne se fait plus sur base de principe philosophique" explique Maarten Peeraer conseillé laïque à Anvers.

Les parents qui ne veulent pas que leur enfant fasse leur communion mais veulent tout de même autre chose qu’une simple petite fête peuvent faire appel aux associations humanistes. "De plus en plus de parents veulent donner une sens à cette fête et veulent expliquer aux enfants pourquoi ils sont fêtés" ajoute Maarten Peeraer.

La fête de printemps, n’est donc pas une simple fête sans engagement, des valeurs y sont accolées. Un laïc a des valeurs morales et des principes: nous sommes adogmatiques ce qui signifie que nous refusons tout dogme, nous défendons le libre examen, la tolérance, la fraternité et le respect des droits de l’homme" explique Jacinta De Roeck.

Ces valeurs sont transmises aux enfants. "Une enfant doit savoir ce que signifie la laïcité : respecter les autres sans intervention de la religion. Cette fête c’est plus que de mettre de beaux vêtements et recevoir des cadeaux. Il y a aussi un message".

Ce ne sont pas des fêtes anti-catholiques

Toutefois Maarten Peeraer ne prétend pas que les fêtes de printemps ou de jeunesse laïque soient mieux que la communion.

"Nos fêtes n’ont pas été créées contre quelque chose. Nous organisons ces fêtes pour les non-croyants qui veulent plus qu’une simple petite fête. Nous voulons aider leurs enfants en leur permettant d’avoir leur propre interprétation du moment de passage qu’ils vont vivre. C’est quelque chose de positif. L’époque où la fête de printemps et la fête de jeunesse laïque étaient des fêtes anti-catholiques est aujourd’hui définitivement révolue".