Le plan sécurité pour les transports bruxellois fonctionne

Selon le quotidien francophone La Dernière Heure, la police nettement plus présente dans les transports en commun de la capitale depuis le meurtre d’un superviseur de la STIB a pratiqué en moyenne le double d’arrestations dans les métros, trams et trains au cours du mois écoulé.

Le 7 avril dernier, le superviseur Iliaz Tahiraj de la société régionale bruxelloise de transports en commun STIB succombait à une violente agression alors qu’il venait faire un constat d’accident entre un bus de la compagnie et une voiture privée. Cette agression mortelle avait entraîné près d’une semaine d’arrêt de travail du personnel de la STIB, qui réclamait davantage de sécurité sur le réseau des trams, bus et métros bruxellois.

Le personnel de la SNCB s’était associé au mouvement de protestation, plusieurs accompagnateurs de trains ayant été victimes ces derniers temps d’agressions verbales, mais aussi physiques, sur le réseau belge.

La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (CDH) avait alors élaboré, en collaboration avec la ministre de la Justice Annemie Turtelboom (Open VLD), avec les syndicats, les services de police et la direction de la STIB, un plan de renfort de la présence de policiers et contrôleurs dans les transports en commun bruxellois.

Les deux ministres fédérales avaient ainsi promis la présence de 70 policiers supplémentaires dans les transports bruxellois. D’ici octobre 2013, ce nombre devrait être passé à un total de 400 agents supplémentaires. Actuellement, ce sont 93 agents qui patrouillent régulièrement pour assurer la sécurité. Et selon le quotidien La Dernière Heure, le nombre d’arrestations s’en ressent nettement.

Il est ainsi passé de 7,6 arrestations quotidiennes en moyenne à 14 ou 15 arrestations par jour - soit le double. Certains jours ont vu jusqu’à un pic de 21 arrestations, soit le triple par rapport à la situation avant l’introduction du plan sécurité.

Selon Steven Meert de la police des chemins de fer, la criminalité a ainsi nettement diminué sur le réseau bruxellois. « Ce qui est très important pour nous, c’est que nous voyons que le bureau d’accueil dans nos postes de police est maintenant presque toujours vide, alors qu’auparavant il y avait souvent 3 ou 4 personnes qui attendaient de pouvoir déposer une plainte. Nos collègues sur le terrain constatent également une nette diminution dans les transports en commun de la présence de personnes qui ont de mauvaises intentions ».