Le meurtrier du superviseur de la STIB libéré

Le parquet de Bruxelles a confirmé ce jeudi la libération sous conditions du jeune homme de 28 ans soupçonné d’avoir causé le 7 avril dernier, d’un coup de poing, le décès du superviseur Iliaz Tahiraj (56 ans), après un banal accident de la route entre une voiture privée et un bus de la STIB (photo principale). L’information, donnée par le quotidien De Morgen, a été confirmée à la rédaction de la VRT.

Le jeune homme de 28 ans, appelé en renfort par un ami qui venait d’avoir un banal accident de la route avec un bus de la STIB, a donné un coup de poing au visage du superviseur de la société bruxelloise de transports en commun qui était descendu sur les lieux pour constater l’accident. Iliaz Tahiraj est décédé de ses blessures le même samedi 7 avril au matin. Le meurtrier présumé avait pris la fuite après l’agression, mais s’était ensuite livré à la police le jour-même.

La Chambre du conseil avait décidé de le libérer le 11 mai dernier, mais le parquet a alors interjeté appel contre cette ordonnance devant la Chambre des mises en accusations. La juge d’instruction a finalement ordonné le 22 mai dernier la libération du jeune homme, inculpé de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, dans l’attente de son procès.

La juge d’instruction en charge du dossier n’a pas jugé opportun de prévenir la famille de la victime de la libération conditionnelle du meurtrier présumé. C’est le fils de la victime qui l’aurait appris, par personnes interposées.

L’avocat de la famille Tahiraj, Sven Mary (photo), a confirmé qu’il avait dû faire des recherches pour vérifier que le meurtrier présumé avait effectivement été libéré. « Je ne connais pas les conditions de sa libération. Mais je trouve inadmissible que la famille de la victime n’ait pas été prévenue. Et cela dans une affaire qui a causé de vives émotions ». A la suite du décès du superviseur, le personnel de la STIB avait en effet interrompu le travail pendant 6 jours et mené plusieurs actions pour réclamer davantage de sécurité sur le réseau des transports en commun à Bruxelles.

Selon l’avocat du meurtrier présumé, les conditions de libération de son client sont strictes. Il ne peut quitter son domicile entre 20h et 8h et doit être suivi sur le plan psychologique. Il doit également retrouver un emploi et ne peut quitter le territoire belge.