Importante mission économique au Japon

Plus de 200 hommes et femmes d’affaires belges participent depuis ce dimanche à une mission d’une semaine au Japon, sous la présidence du prince Philippe. Elle a pour but de consolider aussi les relations politiques entre les deux pays, dont les familles impériale et royale entretiennent une longue amitié. Les contacts économiques seront surtout nombreux dans les domaines chimique, pharmaceutique, biotechnologique, agro-alimentaire, académique et des services.

Le coup d’envoi de la mission économique belge d’une semaine au Japon a été donné ce dimanche, à Tokyo, en présence de 220 hommes et femmes d’affaires et du prince Philippe, ainsi que de son épouse la princesse Mathilde. L’héritier au trône était d’abord passé par la Corée du Sud, où il a assisté à la Journée belge de l’exposition internationale de Yeosu, où le ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, était venu défendre la candidature de la ville de Liège à pareille organisation en 2017.

La situation économique du Japon est actuellement marquée par une crise persistante, qui a été renforcée en 2011 par le tremblement de terre ainsi que le tsunami et la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima (photo) qui s’en sont suivi. L’archipel bénéficie cependant encore toujours d’une grande confiance des investisseurs belges, qui apprécient avant tout la capacité d’adaptation des Japonais.

Peu ouvert à la concurrence d’investissements étrangers, le pays asiatique, qui compte 12 fois la population et la taille de la Belgique, affiche un produit intérieur brut de 5.400 milliards d’euros. C’est 14 fois la taille de l’économie belge, indique l’agence de presse Belga.

Faire valoir les atouts belges au Japon

Le Japon offre notamment de bonnes opportunités dans des domaines où la Belgique possède des atouts importants. En 2011, les exportations belges au Japon avaient d’ailleurs généré 3.380 millions d’euros (une augmentation de 10% par rapport à l’année précédente).

La Belgique peut notamment faire valoir son expertise dans le domaine des biotechnologies. Il est vrai que le Japon excelle lui aussi dans ce secteur mais, poussé par l’opinion publique, il s’est tourné vers d’autres pays dans le domaine de la vaccination, à la suite d’une épidémie de grippe aviaire. Le pays accepte aussi de collaborer avec d’autres dans le secteur de la recherche pharmaceutique, car ses règles administratives sont très contraignantes vis-à-vis de l’expérimentation sur l’être humain. Ce lundi, le prince Philippe rendait d’ailleurs visite aux installations de Janssen Pharmaceutica, en compagnie de la ministre flamande de la Recherche et de l’Innovation, Ingrid Lieten.

Près de 55% des exportations belges au Japon concernent le secteur chimique, principalement en provenance de la Flandre, devant celui du matériel de transport (9,7%). Les transports, surtout par la mer, et les plates-formes logistiques seront également mis à l’honneur cette semaine de mission, alors que l’organisation Brussels Export and Invest consacrera un séminaire au défi des énergies renouvelables et aux solutions expérimentées par la Belgique.

Plusieurs entreprises, essentiellement bruxelloises et wallonnes, spécialisées dans l’agro-alimentaire et les délicatesses - dont les Japonais sont grands amateurs -, participent aussi à la mission économique. La délégation bruxelloise tentera de convaincre les Japonais que notre capitale est une destination touristique d’affaires et de loisir idéale. Une partie de cette délégation est active dans le secteur des services, et des bureaux d’avocats proposeront aux collègues japonais leur expertise en matière de droit de l’environnement.

Le ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders (MR), rejoindra la mission ce mardi, alors que des échanges sont prévus entre universités belges et japonaises, sous la houlette du ministre de l’Enseignement Supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt. La mission doit d’ailleurs aussi renforcer les relations politiques entre la Belgique et le Japon, dont la famille royale et la famille impériale entretiennent de longue date des relations amicales. Le prince Philippe et la princesse Mathilde (photo) seront d’ailleurs reçus par la famille impériale, en privé.