Toujours plus de touristes japonais à Bruxelles

La crise au Japon n'a pas découragé les touristes en provenance du pays du soleil levant de se rendre à Bruxelles, si l'on en croit les dernières statistiques présentées par VisitBrussels en marge de la Mission économique princière au Japon. Ceux-ci ont monopolisé à eux seuls 108.000 nuitées dans la capitale belge en 2011, soit 14% de plus qu'en 2010. Ils sont huitièmes dans le classement des nuitées d'hôtel par pays.

La Région bruxelloise qui participe depuis dimanche à la Mission économique, via son ministre du Commerce extérieur Benoît Cerexhe (photo), mise sur ses atouts pour continuer à promouvoir la capitale belge et de l'Europe comme destination pour les touristes de loisirs et d'affaires, mais aussi pour en valoriser d'autres tels que les produits haut de gamme notamment alimentaires.

Cela s'est concrétisé par l'ouverture prochaine de la première enseigne de la maison Dandoy à l'étranger, en l'occurrence à Tokyo, mais aussi par l'espoir du restaurant Chez Léon d'y exporter sa bière. Les japonais sont prêts à payer très cher leur goût pour les spécialités gastronomiques au rang desquelles le chicon vendu jusqu'à 3 euros l'unité à Tokyo.

Selon le ministre Cerexhe, la Région mise aussi beaucoup sur le développement du secteur des services et notamment celui de l'expertise de nombreux bureaux d'avocats liés dans les arcanes des règles imposées par les nombreuses institutions internationales présentes sur son territoire (Union européenne, OTAN, Eurocontrol, ...).

Un séminaire organisé lundi par Brussels Export and Invest à Tokyo avec la contribution de dix bureaux d'avocats et de consultants a attiré une cinquantaine d'homologues japonais autour du thème du virage de la politique énergétique vers les sources plus durables, un sujet de préoccupation au Japon, à la suite de la catastrophe de Fukushima.

BEI compte reproduire ce type d'initiative lors d'autres missions économiques, estimant que ces services non délocalisables ont encore un potentiel de développement pour les multinationales implantées à l'étranger.