Certains mini-crédits devraient être interdits

Le ministre fédéral de l’Economie et des Consommateurs, Johan Vande Lanotte (SP.A), va présenter vendredi une nouvelle loi au conseil des ministres qui vise à interdire des crédits à la consommation de 50 à 200 euros qui sont assortis de frais exorbitants et doivent être remboursés endéans 2 mois.

En Belgique, les prêts sans intérêts - qui doivent être remboursés endéans deux mois et pour lesquels les frais de dossier sont inférieurs à 50 euros - ne tombent pas sous le coup de la loi sur le crédit à la consommation. Une exception nécessaire pour rendre possible les paiements par cartes de crédit.

L’association de défense des consommateurs Test-Achats tire cependant la sonnette d’alarme face à certains abus de cette loi commis par de petites entreprises. Elles proposent en effet des prêts de 50 à 200 euros, pour une courte période et au taux d’intérêt de 0%, mais elles réclament des frais de dossier pouvant atteindre 49,9 euros - ce qui représente dans le cas des prêts les plus modestes 100% du montant emprunté.

Les contrats pour ce type de mini-crédits sont souvent passés par internet ou via SMS.

Le ministre fédéral de l’Economie et des Consommateurs, Johan Vande Lanotte (photo), réagit à la mise en garde de Test-Achats et veut présenter ce vendredi au conseil des ministres une nouvelle loi visant à mettre fin aux mini-crédits à la consommation. Ces derniers ne deviendraient plus intéressants du point de vue commercial.

En effet, les entreprises qui les proposent ne pourront plus réclamer par mois qu’un maximum de 4,17 euros de frais. Si elles demandent davantage, elles tombent alors sous la législation sur les crédits à la consommation et doivent donc se soumettre à de nombreuses dispositions, comme l’obligation de vérifier si le client qui emprunte de l’argent a les moyens financiers de le rembourser.