Amendes salées pour habitations vides

Les propriétaires qui, en Région de Bruxelles Capitale, laissent expressément une habitation inoccupée pendant plus d’un an risquent de se voir imposer une amende de 500 euros par mètre carré façade. L’information provient du quotidien financier De Tijd. La nouvelle amende régionale est deux fois plus élevée que l’impôt sur l’inoccupation appliqué dans les communes bruxelloises.

La Région bruxelloise veut renforcer la lutte contre l’inoccupation d’habitations dans la capitale. Elle introduit donc, en plus des amendes communales pour des habitations laissées vides, une amende régionale qui peut s’avérer très salée.

Elle représentera en effet 500 euros par mètre carré façade. Et ce montant peut encore être majoré en fonction du nombre d’étages de l’habitation et du nombre d’années depuis lequel elle est restée vide.

L’amende régionale représente plus du double de l’impôt sur l’inoccupation imposé par les communes bruxelloises. Ce dernier représente entre 200 et 300 euros par mètre carré façade. Mais souvent cette taxe communale n’est pas appliquée.

La Cellule "logements inoccupés" percevra les amendes

La Région veut éviter de faire les mêmes erreurs que les communes. Pour être certain que les amendes soient effectivement perçues, elle a créé une Cellule « logements inoccupés », constituée de cinq personnes.

« Distribuer des amendes n’est pas le but premier de cette Cellule. Elle doit aussi aider les propriétaires qui veulent trouver une solution à l’inoccupation de leur bien », explique Christos Doulkeridis, Secrétaire d’Etat bruxellois au Logement.

A Bruxelles, entre 15.000 et 30.000 habitations seraient actuellement vides, alors que la demande en logements est grande. Selon les spécialistes, il faudrait 7.000 habitations supplémentaires par an pour répondre à l’augmentation de la population dans la Région capitale.

Bruxelles est en effet une des capitales d’Europe qui grandit le plus rapidement. A l’heure actuelle, 55.000 familles y sont déjà sur une liste d’attente pour l’obtention d’un logement. Et ce chiffre ne fera que grossir à l’avenir. D’ici 2020, les listes d’attente devraient s’allonger d’environ 150.000 habitants. D’ici 2060, quelque 400.000 familles viendraient encore s’y ajouter. Dans un peu moins de 50 ans, il y aurait alors 1.500.000 personnes à Bruxelles qui attendent de pouvoir disposer d’un logement.