Encourager l’engagement des plus jeunes et plus âgés

Dans le cadre du Plan de relance que le gouvernement fédéral est en train de préparer, la ministre de l’Emploi Monica De Coninck (SP.A, photo) veut encourager les employeurs, par des réductions de charges salariales importantes, à engager des jeunes peu qualifiés et des travailleurs de plus de 50 ans. Elle a encore annoncé d’autres mesures en gestation, au cours d’une interview accordée dans l’émission dominicale de la VRT "De Zevende Dag".

Interviewée ce dimanche midi à la télévision publique flamande, la ministre fédérale de l’Emploi Monica De Coninck (SP.A) a dévoilé certaines lignes de force du volet emploi du Plan de relance auquel le gouvernement d’Elio Di Rupo travaille actuellement. Un Plan qui vise notamment à créer entre 300.000 et 500.000 nouveaux emplois au cours des prochaines années.

La ministre de l’Emploi souhaite avant tout encourager les employeurs à engager davantage de jeunes peu qualifiés et des travailleurs de plus de 50 ans. Pour cela, elle annonce d’importantes réductions des charges salariales. Dès l’an prochain, quelque 10.000 places de stages dans des entreprises devraient en outre être proposées aux jeunes qui viennent de terminer leur formation.

Les employeurs ne seront pas obligés d’engager ces jeunes à la suite de leur stage, mais s’ils proposent un contrat à un jeune peu qualifié, ils bénéficieront d’"énormes réductions de charges salariales", a précisé Monica De Coninck. La ministre prévoit également d’importantes réductions de charges pour les employeurs qui engagent des travailleurs de plus de 58 ans.

Pour encourager les entreprises à engager des personnes en prépension, un fonds devrait être créé. Il permettra d’éviter que les employeurs doivent encore assumer seuls le coût de ces prépensions si l’engagement se révélait être un échec.

Enfin, la ministre de l’Emploi a annoncé que les entreprises seraient contraintes d’assurer une formation continue suffisante à leurs travailleurs. Le gouvernement songe ainsi à sanctionner les entreprises qui "ne donnent pas de formations ou qui ont licencié des travailleurs auxquels elles n’ont pas donné de formation continue". A la grande déception des employeurs, Monica De Coninck n’a pas annoncé une réduction générale des charges salariales. La ministre a cependant indiqué que "des idées à ce sujet doivent encore être discutées avec l’ensemble du gouvernement fédéral".