Les Belges apprécient l’interdiction de fumer

L'interdiction de fumer dans l'Horeca est approuvée par 77% des Belges, dont 81% de jeunes et 59% de fumeurs. C’est ce qui ressort d'une enquête menée par la Fondation contre le Cancer et financée par le Fonds de lutte contre le Tabagisme. Selon le Syndicat neutre pour indépendants, cette interdiction aurait toutefois causé la fermeture de 1.351 cafés.

L’enquête de la Fondation contre le Cancer est la première depuis la mise en application, le 1er juillet 2011, de l'interdiction de fumer dans les cafés.

Les résultats confirment les tendances déjà observées à l'étranger, à savoir que le soutien à un Horeca sans fumée augmente après l'introduction d'une mesure de ce type. Autre élément remarquable: le chiffre d'affaires des cafés belges a augmenté de 4% en 2011, selon le SPF Economie.

Par ailleurs, l'interdiction est bien respectée dans les restaurants, où elle est en vigueur depuis le 1er janvier 2007, tandis qu'une amélioration est encore possible dans les cafés. Environ 10% des cafés laissent encore leurs clients fumer dans l'établissement.

Depuis 2005, la Fondation contre le Cancer commandite des enquêtes afin de connaître la position des Belges concernant les cafés sans fumée.

Fermeture de 1.351 cafés en 1 an

Selon le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) qui cite des chiffres du bureau d’informations commerciales Coface Services Belgium, l’interdiction de fumer dans l’Horeca a provoqué une augmentation de 38% du nombre de faillites et de cessations d’activités.

Depuis le 1er juillet 2011, 4.943 cafés, soit 1.351 cafés (+38%) de plus qu'un an auparavant, auraient ainsi fermé leurs portes en raison d'une faillite ou d'une cessation d'activités. "L'interdiction de fumer joue un rôle très important dans tout cela, même s'il y a encore d'autres facteurs en jeu", souligne le SNI dans un communiqué.

En outre, on constate une baisse du nombre de nouveaux cafés. Depuis le 1er juillet 2011, 1.393 nouveaux cafés ont été lancés, ce qui représente une baisse de 24% par rapport aux nouveaux établissements lancés lors de la période du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011. Au total, en un an, cela fait donc "1.800 cafés de moins dans notre pays", insiste le SNI.