Des agences d’intérim continuent à discriminer

Deux ans après que l’émission télévisée « Volt » de la VRT ait dénoncé le problème, une enquête interne menée par Federgon, la fédération du secteur, révèle que près d’un tiers des agences d’intérim pratiquent encore toujours de la discrimination à l’encontre de candidats étrangers, à la demande de leurs clients. L’information est rapportée par plusieurs quotidiens flamands ce lundi.

En 2010, le reportage réalisé avec une caméra cachée (photo) pour l’émission « Volt » (VRT) avait démontré que 6 agences d’intérim sur 8 avaient accepté la requête de leurs clients de recruter des candidats exclusivement blancs. L’agence Adecco avait ainsi été condamnée en 2011 pour avoir établi une liste d’entreprises qui ne voulaient engager que des Belges.

Ce ne sont pas que les candidats étrangers ou non-blancs qui sont discriminés, mais une discrimination liée à l’âge semblait également être pratiquée régulièrement.

La fédération du secteur, Federgon, vient de mener elle-même des contrôles anonymes, pour tenter de corriger cette image négative. Selon les premiers contrôles effectués, 28% des agences analysées étaient encore en faute. D’après le directeur de Federgon, Herwig Muyldermans, la situation pourrait être meilleure, mais il y a des améliorations.

Les grandes et moyennes entreprises ont amélioré leur résultat, avec des baisses respectives de la discrimination de 6 à 4% et de 33 à 27%. Les petites entreprises accusent par contre une augmentation de 35 à 40% des cas de discrimination. Les entreprises en faute doivent élaborer un plan d’action. Si des pratiques discriminatoires étaient encore constatées lors d’un troisième contrôle au sein d’une société, celle-ci risquerait de perdre son label de qualité octroyé par Federgon.