Recours plus fréquent au détecteur de mensonges

L’an dernier, la justice belge a soumis 508 personnes à un interrogatoire avec un détecteur de mensonges. C’est un record absolu depuis le lancement de la procédure dans notre pays il y a une dizaine d’années. En 2001, seuls 60 tests au détecteur avaient été menés. Ces chiffres ont été divulgués par la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), en réponse à une question écrite de la parlementaire Inge Faes (N-VA).

De 60 tests menés avec le détecteur de mensonges en 2001, on est passé progressivement à 366 tests en 2009, 446 tests en 2010 et un record absolu de 508 tests en 2011, a précisé la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (photo).

Dans 98% des cas, les personnes qui ont été soumises l’an dernier au détecteur de mensonges étaient des suspects. A peine 1% des tests ont été appliqués à des témoins ou des victimes, dont les récits étaient mis en doute.

La plupart des tests ont été effectués l’an dernier dans le cadre d’affaires de mœurs (262), de meurtres (46), de coups et blessures volontaires (30), d’incendies criminels (24) et de vols avec violence (9).

Sur l’ensemble des personnes confrontées au détecteur de mensonges, 192 ont passé le test avec succès, tandis que 74 y ont échoué. Dans 31 autres cas, les résultats étaient trop imprécis que pour pouvoir être utilisés. Finalement, dans 14 cas le test au détecteur a abouti à un aveu.