La N-VA divisée sur les transfuges du VB

Le passage du sénateur extrémiste Jurgen Ceder (grande photo) sur la liste de la N-VA provoque des remous dans les rangs du parti nationaliste flamand. Pour de nombreux membres du parti de Bart De Wever, ce nouveau transfuge d’un ancien du Vlaams Belang représente un pas de trop.

La semaine dernière, le sénateur du Vlaams Belang avait décidé de passer dans les rangs de la N-VA. Il se présentera ainsi sur la liste du parti national flamand à Dilbeek. Pour de nombres membres du parti, ce transfuge est la goutte qui fait déborder le vase. Jurgen Ceder fait en effet partie de l’aile "radicale" du parti flamand d’extrême droite.

Aujourd’hui, plusieurs membres de la N-VA dénoncent ce nouvel arrivant au sein de leur parti dans un article du quotidien De Standaard. Cette situation provoque toutefois des querelles au sein de la N-VA, certains, dont le président du parti lui-même, n’y voyant pas d’objection. Dans le journal De Morgen, Bart De Wever avait ainsi déclaré que "des terroristes pouvaient devenir chef d’Etat, alors pourquoi un membre du Vlaams Belang ne pourrait-il pas devenir partisan de la N-VA?".

De son côté, le président du Parlement, Jan Peumans (photo) voit d’un mauvais œil les transfuges en provenance du parti d’extrême droite. Soutenu par une série de mandataires N-VA, il a ainsi fait état de cette problématique au bureau du parti. Selon De Standaard, la N-VA aurait décidé de fermer ses portes aux membres du Vlaams Belang à la suite de ces critiques internes. Personne à la tête du parti n’a toutefois désiré confirmer cette information.

Le co-fondateur de la N-VA, Eric Defoort, est sans doute celui qui s’est exprimé le plus clairement sur cette affaire. Il a indiqué ne pas apprécier la venue d’anciens du Vlaams Belang. "Si ces personnes, qui avaient une fonction centrale au sein du Vlaams Belang, rejoignent la N-VA, cela participe à une malentendu quant à leur influence sur la ligne politique menée par la N-VA. Afin d’éviter tout quiproquo, je dirais qu’il faudrait maintenant mettre un terme à tout ça".