Plopsa modifie son règlement sur les personnes handicapées

Il y a quelques mois, le parc d’attractions Plopsaland avait interdit l’accès à certaines attractions aux personnes handicapées. Le groupe avait alors essuyé de vives critiques. Il a à présent modifié son règlement, indiquant toutefois qu’il s’agissait d’une solution temporaire. Le visiteur handicapé doit désormais être assisté par un accompagnateur personnel. Ce dernier doit par ailleurs signer un document. Le ministre flamand de l’Egalité des chances déplore ce nouveau règlement.

Plopsaland propose désormais aux personnes handicapées qui souhaitent entrer dans les attractions potentiellement dangereuses, une solution intermédiaire. Leurs accompagnateurs peuvent désormais signer un document, par lequel ils décident de ne pas suivre les recommandations de Plopsaland.

Plopsaland s'est adressé à la société allemande TÜV pour obtenir un audit avec évaluation des risques. "Sur la base de ces analyses, nous déconseillons l'accès à certaines attractions pour les visiteurs handicapés. Mais si un visiteur handicapé souhaite quand même monter dans l'attraction, nous proposons une solution intermédiaire en ne refusant pas l'accès, sans l'approuver non plus, sur base de la loi anti-discrimination. Les accompagnateurs doivent signer un document attestant qu'ils ont été informés que Plopsa déconseillait de monter sur certaines attractions."

Le ministre flamand de l’Egalité des chances, Pascal Smet, regrette la décision du groupe de parcs d’attractions. Selon sa porte-parole, Nina Mallants, imposer aux personnes handicapées une plus grande responsabilité n'est pas vraiment éthique. Pour la porte-parole, la solution intermédiaire est toutefois déjà un signe positif, car Plopsa comprend qu'il ne peut édicter une interdiction générale. Mme Mallants regrette néanmoins que cette décision ait été prise sans concertation. Le ministre continuera de chercher une solution plus acceptable, conclut la porte-parole.