Toujours plus de familles en difficulté de paiement

L’an dernier, les bureaux d’encaissement belges ont traité 30% de factures impayées en plus qu’en 2010. Dans un nombre croissant de cas, les ménages ne parviennent plus à régler des factures de base, comme celles d’électricité et de gaz.

En 2011, les bureaux d’encaissement belges ont traité 550.000 factures impayées de ménages. C’est presque le double du nombre de factures non payées en 2008. Le montant moyen de ces factures laissées en suspens était de plus de 1.000 euros.

Malgré l’augmentation du nombre de factures impayées, le montant total qui restait à payer n’a pratiquement pas augmenté. Ce qui veut dire que les montants des factures individuelles a diminué. Selon les bureaux belges d’encaissement, cela s’explique par le fait qu’en cette période de crise économique les familles prévoient de moins en moins bien leurs dépenses pour des besoins de base.

« Dans le temps, les factures impayées provenaient le plus souvent du fait que les consommateurs achetaient à crédit et vivaient au-dessus de leurs moyens », explique Sylvie Duvivier du bureau d’encaissement Contentia. « Mais à l’heure actuelle nous constatons que ces factures concernent des besoins de base. Les factures impayées proviennent souvent de dépenses en gaz et électricité, en eau, ou alors pour des coûts d’hospitalisation. On constate donc clairement l’impact de la crise économique ».