Une majorité de joueurs étrangers en D1

La saison 2012-2013 de la Pro League qui débute samedi réunit 433 joueurs. Pour la première fois on dénombre une (très courte) majorité d'étrangers: 216 Belges, pour 217 joueurs étrangers.

En comparaison avec l'édition précédente, le nombre d'étrangers du championnat serait ainsi en augmentation de 4,5 pc, malgré les mesures "protectionnistes" adoptées par la Pro League pour favoriser l'éclosion de talents nationaux.

On sait en effet que chaque noyau de 25 joueurs sous contrat doit comprendre au moins 8 joueurs formés en Belgique et que ceux-ci doivent être au moins 6 (sur 18) sur la feuille d'arbitre.

Ce qui n'a pas empêché 11 des 16 clubs de l'élite d'augmenter leur main d'oeuvre étrangère par rapport à l'exercice précédent. Charleroi détient ainsi le "record" avec 67%, suivi du champion Anderlecht (64%), qui a pourtant clamé haut et fort toutes ses attentions pour les jeunes pousses. La Gantoise (61%), le Standard (59 %) et Courtrai (58 %) ressemblent également davantage à une légion étrangère qu'à une équipe belge. Le Cercle de Bruges (22 %) et Oud-Heverlee Louvain (14 %) démontrent pourtant qu'une politique nationale est également possible à ce niveau.

Les clubs invoquent des motifs économiques, comme le coût trop élevé des joueurs belges, pour justifier le phénomène.

Mais ils avancent aussi d'autres arguments, en particulier l'impossibilité de conserver les meilleurs espoirs attirés par les grands clubs étrangers.