Malonne ne veut pas de Michelle Martin

Un dispositif de sécurité renforcée a été mis en place autour du monastère des Clarisses qui a accepté d’accueillir l’ex-épouse de Marc Dutroux, si celle-ci est effectivement libérée sous conditions. Des citoyens s’opposent en effet à l’arrivée de Michelle Martin et ont appelé à manifester.

Au cours de la nuit de mardi à mercredi, des tags avec des slogans à l’encontre de Michelle Martin (photo) ont été peints sur des murs du monastère des Clarisses de Malonne (province de Namur), qui a accepté d’accueillir l’ex-épouse du pédophile Marc Dutroux qui devrait bénéficier d’une libération conditionnelle au terme de 16 ans d’emprisonnement sur une peine de 30 ans d’incarcération. Maxime Prévot, le bourgmestre de Namur, a alors demandé un renforcement policier autour du couvent. « La brigade canine est sur place et un dispositif policier gère la circulation. On remarque en effet un tourisme de mauvais aloi », expliquait le bourgmestre.

Au lendemain de la décision du tribunal d’application des peines de Mons d’accorder à l’ex-épouse de Dutroux une libération conditionnelle, de vives protestations se sont élevées aussi dans la commune-même de Malonne contre la venue de Michelle Martin. Des citoyens ont appelé à manifester. « Des contacts sont pris avec les initiateurs potentiels des manifestations et ensuite nous prendrons des mesures concrètes pour encadrer au mieux ces rassemblements », a encore précisé le bourgmestre Maxime Prévot.

Les autorités se renseignent sur les horaires et le parcours des rassemblements qui sont initiés via les réseaux sociaux. Une manifestation pourrait avoir lieu vendredi vers 10h, sur la Place du Fond à Malonne, et une autre dimanche, à 11h, Rue des Monastères. Le bourgmestre n’est pas opposé à ces manifestations, mais estime qu’elles doivent être encadrées.

Mardi, des lettres de riverains mécontents ont également été déposées au couvent.

Pour ce qui est des rumeurs d’un éventuel déménagement des sœurs Clarisses, le bourgmestre explique avoir eu des contacts avec l’abbesse. « Elle m’a expliqué qu’elles ne resteront plus au monastère de Malonne pendant de longues années, mais il n’y a pas de départ proche qui est prévu ».

Il n’est pas encore certain que Michelle Martin soit effectivement libérée sous conditions. Le parquet général de Mons a en effet introduit mardi après-midi un pourvoi en Cassation contre sa libération conditionnelle. La Cour a 30 jours maximum pour statuer. Martin ne quittera en tous cas pas la prison avant que la Cour de Cassation ne se soit prononcée.